Étant dans mon état habituel, Jésus très saint est venu et Il m’a dit :
« Ma fille, l’Union Suprême a lieu
quand l’âme arrive à une union tellement étroite avec ma Volonté
- qu’elle consume toute ombre de sa propre volonté.
De telle sorte qu’on ne peut plus distinguer
- laquelle est ma Volonté et
- laquelle est sa volonté.
Alors ma Volonté devient la Vie de cette âme. De sorte que
- peu importe ce dont Je dispose pour elle, de même que pour les autres, elle en est satisfaite.
Tout lui semble opportun : la mort, la vie, la croix, la pauvreté, etc.
Elle considère toutes ces choses comme lui appartenant et servant à maintenir sa vie. Elle atteint un tel point que même les châtiments ne l’épouvantent pas. Elle est remplie de la Divine Volonté en tout.
Si Je veux quelque chose, elle le veut aussi. Et si elle veut quelque chose, Je le lui accorde. Je fais ce qu’elle veut et elle fait ce que Je veux.
Voilà le dernier souffle de la consommation de la volonté humaine dans la Mienne,
- que tant de fois Je t’ai demandée et
- que l’obéissance et la charité envers le prochain ne t’ont pas permis.
De nombreuses fois,
- c’est Moi qui ai cédé devant toi en ne châtiant pas
- mais, toi, tu ne cédais pas devant Moi.
Ceci M’obligeait à Me cacher de toi, pour être libre
- quand la Justice Me forçait la main et
- quand les hommes Me provoquaient à prendre le fouet pour les châtier.
Si,
- durant l’action de flageller,
- Je t’avais eue avec Moi, avec ma Volonté, J’aurais peut-être limité et diminué le fléau.
Parce qu’il n’y a pas de puissance plus grande au Ciel et sur la terre qu’une âme qui, en tout et pour tout, est consumée dans ma Volonté.
Cette âme atteint le point
- de M’ affaiblir et de
- Me désarmer comme il lui plaît. Voilà l’Union Suprême.
Il y a aussi l’union mitigée
- dans laquelle l’âme est résignée, oui, mais elle ne considère pas mes dispositions
- comme étant ses choses à elle,comme étant sa vie.
Elle
- ne se délecte pas dans ma Volonté, ou
- ne dissout pas la sienne dans la Mienne.
Je la regarde, oui. Mais elle n’arrive pas
- à ce que Je m’éprenne d’elle, à ce que Je devienne fou d’elle, comme c’est le cas pour les âmes dans l’Union Suprême. »