J’étais dans mon état habituel. Je me suis trouvée hors de mon corps à l’intérieur d’une église.

Au-dessus de l’autel, il y avait la Reine céleste avec l’Enfant Jésus tout en pleurs.

Par un signe des yeux, ma céleste Maman me fit comprendre

  • de prendre l’Enfant dans mes bras et
  • de faire tout mon possible pour Le calmer. Je m’approchai, le pris dans mes bras, le serrai sur moi, et je Lui dis :

« Qu’y a-t-il, mon bel Enfant ? Confie-Toi à moi. L’amour n’est-il pas le baume et l’apaisement de tous les chagrins ? N’est-ce pas l’Amour

  • qui fait tout oublier,
  • qui adoucit tout et
  • qui apaise après les querelles ?

Si Tu pleures, il doit y avoir quelque chose de discordant entre ton Amour et celui des créatures. Par conséquent, aimons-nous l’un l’autre.

Donne-moi ton Amour et moi, avec ton propre amour, je T’aimerai. »

Qui pourrait dire toutes les idioties que je Lui ai ainsi dites ? Il sembla s’être calmé un peu, mais pas complètement. Ensuite, Il disparut.

Le jour suivant, de nouveau hors de mon corps, je me suis trouvée dans un jardin où je faisais un chemin de croix. Ce faisant, je me suis retrouvée avec Jésus dans les bras.

Quand j’arrivai à la onzième station, Jésus très saint, ne pouvant plus se retenir, m’arrêta et,

  • approchant sa bouche de la mienne,
  • y versa quelque chose qui était à la fois liquide et dense.

La partie liquide, j’ai pu la boire, mais la partie dense ne voulait pas descendre, au point que lorsque Jésus éloigna sa bouche de la mienne, j’ai dû la rejeter par terre.

Alors, je regardai Jésus et je vis qu’un liquide dense et très noir coulait de sa bouche. Je fus épouvantée et je Lui dis :

« Je pense que Tu n’es pas Jésus, le Fils de Dieu et de Marie la Mère de Dieu,

  • mais le démon.

Il est vrai que je te veux et que je t’aime,

  • mais c’est seulement Jésus que je veux,
  • jamais le démon. Je ne veux rien savoir du démon. Je préfère être sans Jésus plutôt que d’avoir affaire au démon en aucun cas. »

Pour être plus sûre, je fis le signe de la croix sur Jésus puis sur moi-même. Alors, pour m’enlever toute peur, Jésus reprit le liquide noir en Lui,

  • ce liquide dont je ne pouvais supporter la vue.

Il me dit : « Ma fille, Je ne suis pas le démon. Ce que tu vois, ce n’est rien d’autre

  • que les grandes iniquités que les créatures font contre Moi et
  • que Je vais déverser sur elles. Car Je ne peux plus les garder en Moi.

J’en ai versé en toi et tu n’as pu tout retenir. Tu l’as rejeté par terre. Je continuerai à en verser sur elles. »

Pendant qu’Il disait cela, Il me fit comprendre quels fléaux Il fera pleuvoir du Ciel. Il enveloppera les peuples dans le deuil et dans les larmes amères.

Le peu qu’Il a versé en moi épargnera notre ville, tout au moins partiellement. Il me fit voir beaucoup de mortalités à la suite d’épidémies et de tremblements de terre, ainsi que d’autres malheurs. Que de désolations, que de misères !