Ayant communié, je me plaignais au bon Jésus

  • de mes privations et
  • du fait que, quand Il vient, c’est presque toujours comme un éclair ou dans un complet silence.

Jésus me dit : « Ma fille, chez presque toutes les âmes

  • à qui Je me suis manifesté de manière extraordinaire, J’ai permis à la fin de leur vie ces périodes de délaissement.

Cela, non seulement à cause de certaines raisons qui m’appartiennent, mais aussi pour que Je sois honoré et glorifié dans toutes mes interventions.

Beaucoup disent : “Ces âmes étaient destinées à un niveau de sainteté si élevé et elles L’aimaient tant ! Après avoir reçu autant de faveurs, de grâces et de charismes, elles auraient été vraiment ingrates en n’atteignant pas ce niveau.

Si nous avions reçu ces choses, nous aussi serions parvenus à ce niveau et même plus.” Aussi, pour justifier ma conduite, Je leur fais vivre des délaissements et des privations, ce qui est pour elles un véritable purgatoire.

Je dois aussi tenir compte

  • de leur fidélité,

  • de l’héroïsme de leurs vertus et

  • du fait qu’il est plus facile d’endurer la pauvreté pour celui qui n’a jamais connu la richesse que pour celui qui avait coutume de vivre richement.

Je dois aussi tenir compte de ce que les richesses surnaturelles ne sont pas comme les richesses matérielles qui servent au corps et ne sont qu’extérieures.

Les richesses surnaturelles pénètrent jusque

  • dans la moelle des os,
  • dans les fibres les plus intimes de l’être,
  • dans la partie la plus noble de l’intelligence. Il suffit de dire que d’en être privé est plus qu’un martyre.

Ces âmes me font tellement pitié que mon Cœur devient brisé de tendresse pour elles. Ne pouvant résister, Je leur donne la force d’aller jusqu’au bout de leur martyre.

Tous les anges et les saints ont l’œil sur elles et veillent sur elles afin qu’elles ne succombent pas, sachant le cruel martyre qu’elles subissent.

Ma fille, courage, tu as raison, mais sache que tout est Amour en Moi »

Pendant qu’Il disait cela, Il semblait s’éloigner. Je sentais ma nature profonde être consumée et disparaître dans le néant.

Ces germes de Force, de Lumière et de Connaissance que je semblais posséder se transformaient en néant. Je me sentais mourir et, pourtant, je restais en vie.

Jésus revint et, me prenant dans ses bras, sembla soutenir mon néant.

Il me dit : « Vois-tu, ma fille, que si

  • le petit germe de ta force,
  • la faible lampe de ta lumière,
  • la petite connaissance que tu as de Moi et
  • toutes tes autres petites qualités disparaissent, alors ma Force, ma Lumière, ma Sagesse, ma Beauté et toutes mes autres qualités prennent la relève et viennent remplir ton néant. N’es-tu pas contente ?»

Je lui dis : « Écoute, Jésus, si Tu continues ainsi, Tu vas perdre le goût de me laisser sur la terre. » Je Lui ai dit cela à plusieurs reprises.

Et Jésus, qui ne voulait pas entendre mes paroles, me répondit : « Écoute, ma fille, Je ne perdrai jamais le goût de toi.

Si Je te garde sur la terre, J’aurai mon goût sur la terre. Si Je t’amène au Ciel, J’aurai mon goût dans le Ciel. Sais-tu qui perdra alors le goût ? Ton confesseur. »