Étant très souffrante, au point de ne pouvoir bouger, j’associais mes petites souffrances à celles de Jésus.

J’essayais d’y mettre l’intensité d’amour qu’Il met Lui-même,

  • quand, par ses souffrances, Il glorifie le Père
  • pour réparer pour nos fautes et
  • pour nous obtenir tous les biens.

Je me disais : « Je vais considérer ses Souffrances comme si elles étaient miennes et constituaient

  • mon martyre,
  • mon lit comme s’il était ma croix, et
  • mon immobilité comme les cordes qui me tiennent attachée afin que je sois plus précieuse aux yeux de mon Bien suprême.

Mais les bourreaux, je ne les vois pas. Qui donc est le bourreau qui me déchire tant et me met en lambeaux,

  • non seulement dans mon extérieur
  • mais dans le plus profond de mon être, tellement que ma vie semble vouloir éclater ? Ah ! Mon bourreau est mon bien-aimé Jésus Lui-même ! »

À ce moment, Il me dit :

« Ma fille, c’est un honneur très grand pour toi que Je sois ton bourreau. J’agis envers toi comme un gentilhomme

  • qui se prépare à épouser sa fiancée et
  • qui, dans le but de la rendre plus belle et plus digne de lui, ne se fie à personne d’autre, pas même à sa fiancée elle-même.

C’est lui-même qui la lave, la peigne, l’habille et l’orne avec des pierres précieuses et des diamants. C’est là un grand honneur pour la fiancée.

De plus, elle n’a pas à se tracasser avec des interrogations comme : “Vais-je plaire à mon époux ou non ? Aimera-t-il la manière dont je suis parée ou me grondera-t-il comme une sotte de n’avoir pas su la manière de bien lui plaire ?”

Voilà comment J’agis avec mes épouses bien-aimées. L’amour que J’ai pour elles est si grand que Je ne me fie à personne d’autre. Je me fais même leur bourreau, mais un bourreau amoureux.

C’est ainsi que

  • tantôt Je les lave,
  • tantôt Je les peigne,
  • tantôt Je les habille pour qu’elles soient encore plus belles,
  • tantôt Je les pare de pierres précieuses, non celles qui proviennent de la terre et de ses choses superficielles, mais celles
  • que Je fais sortir du tréfonds de leur âme et
  • qui se forment au toucher de mes doigts qui créent la souffrance de laquelle ces pierres résultent.

Mon toucher transforme en or leur volonté, laquelle laisse transparaître toutes sortes de choses magnifiques :

  • les plus belles couronnes,
  • les vêtements les plus magnifiques,
  • les fleurs les plus odoriférantes et
  • les mélodies les plus plaisantes. Tout comme Je les ai fait naître de mes propres mains, de ces mêmes mains, Je les arrange de manière à ce qu’elles soient de plus en plus belles.

Tout cela se passe dans les âmes souffrantes. Par conséquent, n’ai-Je pas raison de dire que ce que Je fais en toi est un très grand honneur pour toi ?»