Je pensais à mes nombreuses privations et me rappelais que, il y a plusieurs années, j’avais attendu Notre-Seigneur pendant plusieurs heures. Et, quand Il était venu, je m’étais plainte d’avoir dû lutter tellement avant qu’Il vienne.

Il m’avait dit : « Ma fille, quand Je te surprends en venant sans que tu M’attendes,

  • alors tu es en dette avec Moi. Mais, quand Je te fais attendre pendant un certain temps
  • et que Je viens ensuite, Je suis en dette avec toi.

Et penses-tu que c’est peu de choses qu’un Dieu soit en dette avec toi ?»

Alors je me suis dit : « À cette époque, c’était des heures, maintenant ce sont des jours. Qui pourrait dire combien de dettes Il a envers moi ? Je pense qu’elles sont innombrables, car il a tant abusé de ces fantaisies. »

Ensuite, je me suis dit : « Et quel est Le bien pour moi d’avoir un Dieu qui soit en dette avec moi ? Je pense que le fais d’être en dette avec Lui ou que lui soit en dette avec moi, c’est la même chose pour Jésus, parce que, en un instant, Il peut tant donner à l’âme pour égaler et même surpasser les dettes qu’Il pourrait avoir. Ainsi, toutes ses dettes sont annulées. »

Pendant que je réfléchissais ainsi. Jésus béni me dit en mon intérieur :

« Ma fille, tu parles sottement. À côté des “dons spontanés” que Je fais aux âmes,

  • il y a les “dons obligatoires”. Pour ce qui est des dons spontanés, Je peux les faire ou ne pas les faire, c’est mon choix, car Je ne suis lié par rien. Pour ce qui est des dons obligatoires, comme c’est le cas avec toi, Je suis obligé de donner ce que l’âme réclame et d’ajouter des cadeaux.

Imagine un gentleman et deux personnes

  • dont l’une laisse son argent entre les mains du gentleman et l’autre pas. Ce gentleman peut donner aux deux personnes,
  • mais laquelle est la plus sûre d’obtenir ce qu’elle veut en cas de besoin : celle qui a de l’argent entre les mains du gentleman ou l’autre qui n’en a pas ?

Il est évident que la personne qui garde son argent dans les mains du gentleman est celle qui a

  • toutes les bonnes dispositions,

  • le courage,

  • la confiance d’aller demander au gentleman ce dont elle a besoin.

De plus, si elle le voyait hésitant à donner ce qu’elle demande, elle pourrait lui dire franchement : « Dépêche-toi de me donner ce dont j’ai besoin. Car ce que je te demande ne t’appartient pas, mais est à moi. »

D’autre part, si celui qui n’a rien déposé entre les mains du gentleman va le voir pour lui demander quelque chose,

  • il le fera timidement, sans confiance, et
  • le gentleman aura le choix de l’aider ou non.

Voilà la différence qu’il y a entre être en dette avec quelqu’un ou ne pas l’être. Tu peux comprendre les immenses avantages que tu as

  • à M’avoir comme ton débiteur. »

Pendant que j’écrivais, j’ai pensé à un autre non -sens : « Quand je serai au Ciel, mon cher Jésus, Tu te sentiras irrité d’avoir accumulé tant de dettes envers moi Tandis que si Tu viens maintenant, puisque je serai en dette avec Toi, Toi qui es si bon, dès notre première rencontre,

  • Tu vas annuler toutes mes dettes. Mais moi, qui suis mauvaise, je ne laisserai pas aller les choses. Et je demanderai paiement même pour le moindre moment d’attente. »

Pendant que je pensais ainsi, Il me dit en mon intérieur :

« Ma fille, Je ne serai pas irrité, mais content Parce que

  • mes dettes sont des dettes d’Amour et que

Je désire bien plus être en dette avec toi que le contraire. En fait, ces dettes que J’aurai avec toi seront des gages et des trésors

  • que Je garderai dans mon Cœur pour l’éternité et
  • qui te donneront le droit d’être aimée plus que les autres.

Ce sera plus de Joie et de Gloire pour Moi et tu seras récompensée pour ne fût-ce qu’un soupir, une minute, un désir, un battement de cœur.

Et plus tu demanderas avec empressement et avidité, plus grand sera le plaisir que tu Me donneras, et plus Je te donnerai. Es-tu contente maintenant ?»

Je suis restée confuse et ne savais quoi dire de plus.