Ce matin, je me sentais plus que jamais opprimée
- à cause de la privation de mon suprême et unique Bien. Cependant, en même temps, j’étais calme et sans cette anxiété
- qui m’amène ordinairement à me promener entre le Ciel et la terre jusqu’à ce que je L’aie trouvé.
Je me disais : « Quel changement ! Je me sens pétrifiée par la douleur de ton absence. Et, en même temps, je ne pleure pas et je sens une paix profonde m’habiter complètement Aucun souffle d’opposition n’entre en moi. »
À ce moment, Jésus béni vint et Il me dit :
« Ma fille, ne t’inquiète pas. Tu dois savoir que lorsqu’ il y a une forte tempête en mer, cette tempête n’est que superficielle :
- la mer profonde est parfaitement calme,
- ses eaux sont tranquilles,
- et les poissons, quand ils détectent la tempête, vont se blottir dans l’eau profonde pour y être plus en sécurité.
La tempête déferle vraiment là
- où l’eau est peu profonde,
- où elle peut l’agiter de la surface jusqu’au fond et même déplacer son eau vers d’autres points de la mer.
C’est ce qui arrive avec les âmes. Quand elles sont complètement remplies de Dieu au point de déborder,
- les tempêtes ne peuvent aucunement les secouer Car aucune force ne peut défier Dieu.
Tout au plus l’âme peut sentir la tempête superficiellement. Bien plus, quand l’âme détecte la tempête,
- elle met ses vertus en ordre et
- elle court se blottir dans les profondeurs de Dieu.
Ainsi, même s’il semble extérieurement y avoir tempête, cela n’est qu’apparence.
C’est alors que l’âme jouit le plus
- de la paix, du repos, de la tranquillité dans le sein de Dieu, comme le poisson au fond de la mer.
C’est tout l’opposé pour les âmes qui sont vides de Dieu ou ne Le contiennent qu’un peu :
Les tempêtes les secouent complètement. Si elles n’ont qu’un peu de Dieu, elles perdent le peu qu’elles ont.
D’ailleurs, ça ne prend pas une grosse tempête pour les secouer Le moindre vent est suffisant pour que leurs venus se dissipent.
Plus encore, les choses saintes elles-mêmes,
- qui forment une nourriture délicieuse pour les âmes remplies de Dieu, se transforment en tempêtes pour ces âmes.
Elles sont battues par tous les vents. Il n’y a jamais de calme en elles Car, logiquement, là où la totalité de Dieu ne se trouve pas, l’héritage de paix ne se trouve pas non plus. »