Quand il est venu, M. m’a dit que, dans ces visites de Notre-Seigneur,

  • je ne gagnais aucun mérite et
  • que je méritais quelque chose seulement quand je pratiquais la vertu.

Il me demanda aussi de prier pour certains de ses besoins. Dans le cours de la journée, je me sentais interpellée par ces propos.

En essayant d’éclaircir cette question, je me suis dit : « Mon adorable Bien, tu sais que je ne me suis jamais souciée de la question des mérites, mais seulement de T’aimer. Il me semble qu’ils veulent faire de moi une servante dans ta maison, comme si je devais m’intéresser aux gains. Non, je ne veux pas être une servante, mais ta fille. Mieux encore, je veux que Tu sois mon Bien-Aimé et moi, que je sois tout à Toi. Mais cette pensée me revient souvent. »

Par la suite, alors que j’étais dans mon état habituel, mon Jésus béni vint et Il me dit : « Ma fille, M. ne t’a pas dit la vérité. Quand Je viens dans une âme, je ne viens jamais inutilement. Mais Je lui apporte quelque chose d’utile.

Tantôt Je lui parle des vertus,

  • tantôt je la corrige,

  • tantôt je lui communique ma beauté, de telle manière que toute autre chose lui paraisse laide, etc.

Et même si Je ne dis rien à cette âme, il est certain que l’amour continue à se développer en elle :

  • plus elle M’aime,
  • plus Je l’aime en retour.

J’ajouterai que les mérites de l’amour sont

  • si grands, si nobles et si divins que, comparés aux autres mérites,
  • ils sont d’or pur alors que ces derniers sont de plomb.

Quand M. vient te voir, il ne vient pas comme une statue. Et, en conséquence, il essaie de te dire des choses et de te faire du bien, mais il le fait à la manière d’une créature.

Et Moi, qui suis le Créateur, est-ce que Je ferais des choses inutiles ?»

À ce moment, je me suis souvenue des intentions que M. m’avait recommandées et j’ai prié le Seigneur pour qu’Il lui réponde.

Pendant que je faisais cette demande, il me sembla voir M. avec

  • un vêtement couleur argent et
  • un voile noir descendant de sa tête et lui couvrant une partie des yeux. Et ce voile semblait s’étendre à une autre personne placée derrière lui.

Je ne comprenais rien à tout cela et Jésus béni me dit : « Le vêtement d’argent que tu vois sur lui est la pureté de ses intentions et le voile noir l’humain qui y est mêlé. L’humain qui s’y mêle est comme un voile qui recouvre la lumière de la vérité qui brille dans son esprit.

Parfois il le fait agir dans la peur ou il l’amène à agir

  • pour satisfaire quelqu’un d’autre et non pas selon la vérité que ma grâce fait luire en son esprit. »

Je dis à Jésus : « Seigneur, accorde-lui ce qu’il demande, car il s’agit de quelque chose qui concerne beaucoup ta gloire. »

Il répondit : « Pour une âme irrésolue,

  • la remise au lendemain donne à l’ennemi le temps pour gagner la bataille, alors que ne pas lui accorder de temps et se montrer résolu et inébranlable
  • lui ferment la porte et procurent à l’âme le bénéfice de ne pas même s’exposer à la bagarre.

Ainsi, si M. veut atteindre son but rapidement, c’est la bonne manière. Je serai avec lui et nous serons victorieux.

Par la suite, ceux qui se seront le plus opposés seront ceux qui lui seront le plus favorables et qui l’admireront le plus,

  • voyant qu’il aura renoncé à leurs vues humaines. »