Un jour, alors que j’étais dans mon état habituel, mon aimable Jésus se montra à moi, me caressa et m’embrassa.
Il me fit comprendre que, comme maman était très malade, Il viendrait la prendre.
Alors, je Lui ai dit : « Mon Seigneur, Tu la veux et je Te la donne. Cependant, je ne veux pas que Tu l’amènes tout de suite. Je veux, avant tout, être récompensée pour ce cadeau que je Te fais. Je veux que Tu la reçoives directement au Paradis, sans la faire passer par le purgatoire. Et cela, au prix de mes propres souffrances, c’est-à-dire que je veux faire pénitence à sa place. »
Jésus béni me dit : « Ma fille, Je veux faire ainsi. »
Puis, j’ai continué ma prière en Lui disant : « Mon doux Amour,
- comment mon cœur pourrait-il voir souffrir ma maman dans le purgatoire, elle qui a tant souffert et tant versé de larmes à cause de moi ?
C’est le poids de la gratitude qui me pousse et qui me force. Dans toutes les autres choses, fais ce que Tu désires. Mais dans celle-ci, je ne cède pas. Tu me rendras heureuse si Tu fais ce que je veux. »
Jésus reprit : « Ma bien-aimée, ne sois pas si importune :
- tu es infatigable,
- tu Me demandes beaucoup et
- tu Me forces à te plaire ! »
Sur tout ce que je Lui ai dit, Jésus ne me donna pas une réponse précise. Et j’ai pleuré comme un enfant. Je demandais et demandais, Lui offrant
- minute après minute,
- heure après heure, tout ce qu’Il a souffert dans sa Passion.
J’appliquais ses Souffrances à l’âme de ma maman
- pour qu’elle soit purifiée et embellie. De cette manière, j’espérais qu’elle obtienne ce que j’avais demandé.
Séchant mes larmes, Jésus ajouta : « Ma bien-aimée, ne pleure pas. Je t’aime tant ! Pourrais-Je ne pas te plaire ?
Avec cette offrande continuelle de ma Passion, Je n’ai rien laissé échapper de tout ce que J’ai souffert
- au bénéfice de ta maman. Son âme est restée immergée dans une immense mer.
Et cette mer la lave, l’embellit, l’enrichit et l’inonde de lumière. Pour t’assurer que Je te plairai, quand elle mourra, tu seras surprise par un feu par lequel tu te sentiras briller. »
Je restai contente, mais pas certaine.Parce Jésus ne m’a pas réellement assurée qu’il la prendrait directement au Paradis.