Je vivais des jours amers à cause de la privation presque continuelle de Jésus béni. De temps en temps, comme l’éclair, Il se laissait voir brièvement. Puis, immédiatement, Il se cachait en moi dans un profond silence,
- si bien que je ne pouvais Le voir.
Après l’avoir longtemps attendu, je L’ai vu, mais Il était très amer et silencieux. Je Lui ai dit : « Dis-moi au moins ce qui Te fait tant souffrir ?
Alors, à contrecœurs et seulement pour me plaire, Il me dit :
« Oh ! Ma fille, tu n’es pas consciente de ce qui doit arriver. De plus, si Je te rendais consciente de cela, tu calmerais mon indignation et Je ne pourrais pas faire ce que Je veux. C’est pour cela que Je garde silence. Sois calme concernant ma manière d’être avec toi dans cette brève période de temps. Prends courage, car ce sera très amer pour toi.
Agis comme une grande athlète,
- vivant toujours généreusement et
- mourant dans ma Volonté sans même pleurer.
Ayant dit cela,
- Jésus se cacha encore plus profondément à l’intérieur de moi,
- me laissant pétrifiée et incapable de pleurer sa privation.
C’est seulement par obéissance que j’écris cela puisque, pendant une bonne période de temps, je fus presque continuellement hors de mon corps.
Peut -être que ce n’était qu’un rêve, mais il me semble que j’ai vu
- des endroits désolés, des villes désertées,
- des rues entières vides de piétons et beaucoup de morts.
Mon étonnement était tel que j’en suis encore stupéfié. Aussi, je désire imiter mon bon Jésus et rester taciturne et silencieuse. La raison de tout cela, je ne la connais pas. Jésus, ma Lumière, ne m’a rien dit.
J’écris ces choses seulement par obéissance. Deo gracias ! (Grâce soit rendue à Dieu !).