Comme j’avais omis d’écrire ce qui suit, l’obéissance m’a commandé de l’inclure. Ainsi donc, j’étais hors de mon corps et il me semblait qu’au Ciel il y avait une fête spéciale en cours. Je fus invitée à cette fête et il me sembla que je chantais avec les bienheureux.

Il n’y avait pas besoin d’apprendre, car on pouvait ressentir une infusion intérieure Ce que l’autre chantait ou faisait, on savait comment le faire aussi.

Il me semblait que chaque bienheureux donnait

  • une note musicale distincte qui lui était propre,
  • ou plutôt une symphonie distincte.

Quoique chacune était en parfaite harmonie avec les autres. Quelques-uns jouaient des symphonies de louange,

  • d’autres de gloire,
  • d’autres d’action de grâce,
  • d’autres de bénédiction. Toutes ces symphonies finissaient sur une note unique qui était celle de l’Amour.

Cette note de l’Amour retentissait

  • avec tant de douceur et de force que toutes les autres étaient comme éteintes dans ce cantique d’Amour.

Il me semblait que chaque bienheureux

  • devenait extatique
  • puis s’endormait,
  • puis se réveillait,

grisé par ce chant d’Amour si harmonieux et si beau, qui absorbait tout le Ciel. Il jouissait alors, pour ainsi dire, d’un nouveau Paradis.

Mais qui étaient donc les privilégiés

  • qui chantaient le plus fort et
  • qui faisaient retentir leurs notes d’Amour partout et
  • qui donnaient tant de bonheur dans le Ciel ?

C’était ceux qui avaient aimé Dieu le plus pendant qu’ils vivaient sur la terre. Ah ! ce n’était pas ceux qui avaient fait

  • des grandes choses,
  • des grandes pénitences ou des miracles. Aucunement !

L’Amour est uniquement ce qui élève au-dessus de tout. Tout le reste demeure derrière.

Ainsi, ceux qui aiment beaucoup,

  • plutôt que ceux qui font beaucoup, sont les plus proches du Seigneur.

Il semble que je dis des idioties, mais que puis-je faire ? L’obéissance a sonné le coup. D’ailleurs, qui ne sait pas que les choses de là-haut ne peuvent pas être dites ici-bas ? En conséquence, pour ne pas dire plus de sottises, je m’arrête ici.