Ce matin, j’entreprenais ma journée de règlement de comptes, c’est-à-dire de préparation à la mort. Après avoir reçu la sainte communion, j’ai dit à Jésus :

« Jésus béni, réglons nos comptes maintenant de manière à ne pas les laisser pour les deniers moments de ma vie.

Présentement, je ne connais pas mon vrai état parce que je ne réfléchis pas sur moi-même.

Je ne me sens pas atterrée, scrupuleuse ou agitée mais, d’un autre côté, je vois que les autres sont bien meilleurs que moi.

De plus, même les saints, ceux sur lesquels j’ai lu, réfléchissaient sur eux-mêmes continuellement. Ils cherchaient à savoir s’ils étaient froids ou chauds, tentés ou en paix, s’ils se confessaient bien ou pauvrement, etc. Et presque chacun d’eux était timide, troublé et scrupuleux.

Pourtant, je te donne toute mon attention et mon amour, car je ne veux pas t’offenser. Le reste, je ne m’en préoccupe pas.

Et quand, d’un ferme propos, je veux m’examiner, une voix intérieure me fait des reproches et me dit :

Veux-tu donc gaspiller ton temps ? Ne te préoccupe que des choses de Dieu !” Ainsi, je ne sais pas dans quel état je me trouve : froid ou chaud. Si quelqu’un me demandait de donner une évaluation de moi-même, je ne saurais que répondre. Par conséquent, réglons nos comptes maintenant afin de pouvoir remédier à tout. »

Après avoir prié, Jésus me dit.

« Ma fille, Je t’ai toujours gardée assise sur mes genoux, tellement en sureté que Je ne te permets même pas de penser à toi-même.

Tu es comme un petit enfant sur les genoux de son père : tantôt il le caresse, tantôt il le baise. Si, sans prudence, le petit enfant se souille, le père le nettoie parce que l’enfant n’est pas conscient de sa conduite.

D’autre part, quand le petit enfant voit

  • que son père est affligé, il le console et sèche ses larmes.
  • S’il voit que son père est irrité, il le calme.

En somme, le père est la vie du petit enfant et le petit enfant est la consolation et la vie du père.

Pendant ce temps, les autres enfants, les plus vieux, doivent s’occuper de nettoyer la maison. Ils doivent se laver et s’occuper des autres besognes.

Je fais ainsi avec toi. Je te traite comme mon petit enfant.

Je te garde si intimement unie à Moi que

  • Je ne te permets pas de te sentir toi-même. J’ai soin de tout ce qui est à toi. Je te lave si tu t’es souillée, te nourris si tu as faim. Je pourvois à tout, de sorte que tu ne sais même pas quels sont tes besoins. T’avoir intimement près de Moi est une grâce que Je te donne, de telle sorte que tu es libérée de beaucoup de défauts.

En conséquence, tu dois uniquement penser à faire le travail que Je t’assigne et ne te préoccuper de rien d’autre.