Alors que je considérais ma misère et la faiblesse de la nature humaine, je me trouvais abominable et je m’imaginais combien plus je pouvais être abominable aux yeux de Dieu.

Je me disais : « Seigneur, comme la nature humaine est devenue laide ! »

Jésus se montra brièvement et Il me dit :

« Ma fille, rien n’est sorti de mes mains qui ne soit bon. En particulier, J’ai créé la nature humaine belle et noble.

Si l’âme la voit boueuse, pourrie, faible et abominable, cela lui est utile comme le fumier est utile à la terre. Quelqu’un qui ne comprendrais pas cela pourrait dire : “Il est stupide celui qui pollue la terre avec cette saleté ! ”

Cependant, celui qui comprend sait que cette saleté sert

  • à féconder la terre,
  • à faire croître les plantes et
  • à rendre les fruits plus beaux et plus savoureux.

J’ai créé la nature humaine avec ces misères

  • pour que puissent s’épanouir en elle toutes les vertus. Autrement, l’être humain ne pourrait s’exercer aux véritables vertus. »

Je vis alors en esprit la nature humaine comme pleine de trous

  • dans lesquels se trouvaient du fumier et de la boue. De là sortaient des branches chargées de fleurs et de fruits.

Ainsi, je compris que tout est dans l’usage que l’on fait des choses, y compris de nos propres misères.