Alors que je me trouvais dans mon état habituel, mon adorable Jésus me fit voir sa très sainte Humanité
- avec toutes ses Blessures et ses Souffrances. De ses blessures, et même des gouttes de son Sang, sortaient des branches chargées de fruits et de fleurs.
Il me semblait qu’Il me communiquait ses Souffrances accompagnées de toutes ces branches pleines de fruits et de fleurs.
J’étais émerveillée de la bonté de Notre-Seigneur qui me faisait participer à tous ces biens. Jésus béni me dit :
« Ma fille bien-aimée, ne sois pas étonnée de ce que tu vois. Car tu n’es pas la seule.
De tout temps, J’ai eu des âmes qui,
- dans la mesure où c’est possible pour une créature, répondaient d’une façon ou d’une autre aux buts
- de la Création,
- de la Rédemption et
- d e la Sanctification.
Ces créatures ont pu accueillir tous les biens prévus
- pour ceux que J’ai créés, rachetés et sanctifiés.
Si, à chaque époque, Je n’avais pas eu ne fût-ce qu’une personne répondant à cela,
- toute mon œuvre aurait été frustrée, au moins pour quelque temps.
C’est dans l’ordre de ma Providence, de ma Justice et de mon Amour que,
à chaque époque, il y ait eu au moins une créature
- avec qui J’ai pu partager tous mes biens et
- qui m’a donné tout ce qu’elle me devait en tant que créature.
Autrement, à quoi bon avoir maintenu le monde ? En un instant, Je l’aurais écrasé. C’est justement pour cela que Je me choisit des âmes victimes.
Comme la Justice divine a trouvé en Moi
- tout ce qu’Elle aurait dû trouver en chaque créature c’est-à-dire qu’elle trouvait en Moi
- tous les biens qu’Elle aurait aimé voir en chaque créature
Ainsi, Je trouve tout cela en les âmes victimes. Et Je leur partage tous mes biens.
Au temps de ma Passion, J’avais ma très chère Mère qui partageait toutes mes Souffrances et tous mes Biens.
En tant que créature, elle était attentive à rassembler en elle
- tout ce que les créatures devaient M’offrir.
Je trouvais en elle
- toute la satisfaction,
- la gratitude, l’action de grâce,
- la louange, la réparation et la correspondance.
Ensuite vinrent Madeleine et Jean. Et ainsi de suite à toutes les époques de l’Église.
Pour faire en sorte
- que ces âmes Me soient plus agréables et
- que Je puisse Me sentir attiré à tout leur donner, Je les prépare :
J’ennoblis leur âme, leur corps, leurs traits et jusqu’à leur voix, de sorte qu’une seule parole provenant d’elles
- a tellement de Force,
- est si gracieuse, douce et pénétrante, qu’elle M’émeut et M’attendrit totalement.
Je dis : “Ah ! C’est la voix de ma bien-aimée ! Je ne peux faire autrement que de l’écouter.”
Faire le contraire serait comme vouloir me refuser à Moi-même ce que Je veux. Si Je ne voulais pas l’écouter, Je devrais lui enlever l’usage de la parole. La renvoyer les mains vides, non, jamais !
Entre cette âme et Moi, circule un tel courant d’union
- qu’elle ne peut pas tout comprendre en cette vie, bien qu’elle comprendra tout avec clarté en l’autre. »