En venant, ce matin, Jésus béni m’a dit :
« Ma fille, la créature doit habiter dans mon Cœur. Ses vertus doivent
- être enracinées dans mon Cœur et
- se développer dans son propre cœur.
Autrement, elle n’aurait que des vertus naturelles et instables.
Alors que les vertus dont les racines sont dans mon Cœur et qui se développent dans le cœur de la créature
- sont stables,
- s’adaptent à tous les temps et à toutes les circonstances
Elles sont valables pour tous.
Il arrive que des gens éprouvent une charité illimitée pour quelqu’un,
- pour qui ils sont tout feu et font de vrais sacrifices,
- et pour qui ils voudraient même donner leur vie.
Une autre personne se présente,
- une personne peut-être dans un plus grand besoin que la première, et la scène change complètement :
- on se montre froid envers elle,
- on ne veut même pas faire le sacrifice de l’écouter ou de lui parler. Tout irrité, on la renvoie.
Est-ce là la charité dont la racine est fixée dans mon Cœur ? Certainement pas !
C’est plutôt une charité vicieuse, tout humaine,
- qui semble fleurir à un moment et
- qui s’assèche et disparaît à un autre.
D’autres gens sont obéissants envers une personne :
- soumis et humbles, ils sont comme des chiffons vis-à-vis de cette personne, de sorte que cette personne peut faire d’eux ce qu’elle veut. Envers une autre personne, ils sont désobéissants, récalcitrants et orgueilleux.
Est -ce là l’obéissance sortie de mon Cœur qui a obéi à tout, même à ses bourreaux ? Certainement pas !
D’autres gens sont patients en certaines occasions,
- peut-être même au milieu de graves souffrances. Ils semblent être des agneaux qui n’ouvrent même pas la bouche pour se plaindre.
À d’autres occasions, au milieu d’autres souffrances, peut-être plus petites, ils deviennent furieux, s’irritent et lancent des injures.
Est-ce là la patience dont la racine est fixée dans mon Cœur ? Certes non !
D’autres sont parfois pleins de ferveur. Ils prient beaucoup jusqu’à négliger leur devoir d’état. À un autre moment, à la suite d’une rencontre un peu déplaisante, ils deviennent froids et abandonnent la prière au point de négliger les prières d’obligation.
Est-ce là l’esprit de prière par lequel je suis arrivé jusqu’
-
à suer du Sang,
-
à éprouver l’Agonie de la Mort ? Certainement pas !
On pourrait parler ainsi au sujet de toutes les autres vertus.
Seules les vertus enracinées dans mon Cœur et greffées dans l’âme sont stables et resplendissantes.
Les autres, alors qu’elles apparaissent comme des vertus, sont des vices. Elles semblent lumineuses alors qu’elles sont ténèbres. »
Cela dit, Jésus disparut.
Cependant, comme je continuais de le désirer, Il revint et ajouta :
« L’âme qui me désire sans cesse s’imprègne de Moi sans cesse. Et Moi, me sentant imprégné dans cette âme, J’imprègne celle-ci en Moi, de sorte que, où que Je me tourne, Je la trouve avec ses désirs et Je la touche continuellement. »