Pendant que je poursuis dans mon état habituel, mon amertume va toujours en augmentant
- à cause de la quasi-privation et du silence de mon très saint et unique Bien.
Tout est ombres et lumières évanescentes. Je me sens écrasée et abasourdie. Je ne comprends plus rien. Parce que celui qui contient la lumière s’est éloigné de moi. ll est comme un éclair
- qui illumine brièvement et
- qui amène par la suite une obscurité plus grande.
Le seul et unique héritage qui m’est laissé, c’est la Divine Volonté.
Après m’être bien battue, je sentais que je ne pouvais plus continuer.
Jésus vint brièvement et Il me dit :
« Ma fille, puisque J’étais homme et Dieu, mon Humanité voyait
-
tous les péchés,
-
tous les châtiments et
-
toutes les âmes perdues.
J’aurais voulu
- tout réunir en un seul point,
- détruire les péchés et les châtiments, et
- sauver les âmes.
J’aurais voulu souffrir la Passion
- non pas un seul jour,
- mais tous les jours, pour pouvoir contenir en Moi toutes ces souffrances et pour épargner les pauvres créatures.
J’aurais aimé faire ainsi et J’aurais pu le faire.
Cependant, J’aurais alors détruit chez mes créatures le libre arbitre.
Et qu’est-ce qu’il leur serait arrivé sans
- leurs propres mérites et
- leur propre volonté pour l’accomplissement du bien ?
À quoi mes enfants auraient-ils ressemblé ? Auraient-ils encore été dignes de ma sagesse créatrice ? Certainement pas. !
Ils auraient été comme des étrangers qui, n’ayant pas travaillé avec les autres enfants,
- n’auraient aucun droit,
- n’auraient droit à aucun héritage. I
Ils auraient mangé et bu avec honte. Parce qu’ils n’auraient fait aucun acte valable
- pour témoigner de leur amour envers le père.
Ils n’auraient jamais pu être dignes de l’amour du père.
En somme, sans le libre arbitre, les créatures n’auraient jamais été dignes de l’Amour divin.
D’autre part, Je ne pouvais pas contrevenir à ma Sagesse Créatrice.
- Je devais l’adorer comme Je l’ai fait et
- Je devais Me résigner à ce que mon Humanité absorbe les vides de la Justice,
ce qui ne pouvait cependant pas être le cas pour ma Divinité.
Les vides de la Justice divine sont remplis par
- les châtiments de cette vie,
- le purgatoire et
- l’enfer.
Si donc mon Humanité s’est résignée à tout cela,
- voudrais tu peut-être Me surpasser et
- ne pas recevoir des vides de souffrances en toi en M’empêchant ainsi de châtier les gens ?
Ma fille, conforme-toi à Moi et reste tranquille. »