Je me trouvais dans mon état habituel J’ai vécu des moments très agités,
- non seulement à cause de la presque totale absence de mon seul et unique Bien,
- mais aussi parce que, étant hors de mon corps, je voyais
- que les gens allaient s’entretuer comme des chiens et
- que l’Italie allait être impliquée dans une guerre avec d’autres nations.
Je voyais beaucoup de soldats partir et, comme plusieurs allaient être victimes, beaucoup d’autres allaient être appelés.
Qui peut dire à quel point j’étais accablée. D’autant plus que je me sentais presque sans souffrance.
Alors, je me suis mise à me lamenter intérieurement en disant : « À quoi bon vivre ? Jésus ne vient pas et la souffrance me manque. Mes compagnons les plus chers et les plus inséparables, Jésus et la souffrance m’ont quittée.
Cependant, je continue de vivre, moi qui croyais que sans l’un ou l’autre je n’allais plus pouvoir vivre, tellement ils m’étaient inséparables.
Oh ! Dieu, quel changement, quel état douloureux, quel tourment indicible, quelle cruauté inouïe !
Si tu as laissé d’autres âmes privées de Toi, Tu n’as jamais fait cela sans la souffrance.
À aucune Tu n’as fait un affront aussi ignoble. C’est uniquement pour moi qu’était préparée cette gifle si terrible,
- seulement moi qui ai mérité ce châtiment insupportable. C’est un juste châtiment pour mes péchés. Je méritais même pire. »
À ce moment, Jésus vint comme un éclair et Il me dit avec majesté :
« Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi parles-tu ainsi ? Ma Volonté ne te suffit-elle pas pour tout ?
Ce serait un châtiment si Je te mettais hors de la Sphère divine
- en te privant de la nourriture de ma Volonté, Laquelle Je veux que tu chérisses plus que tout.
Il est nécessaire que tu sois sans souffrance pour quelque temps,
- afin de laisser un peu de place à ma Justice pour châtier le monde. »