Ce matin, me trouvant dans mon état habituel, je me suis trouvée sur les épaules d’une personne qui semblait vêtue comme un agneau. Elle avançait d’un pas lent. En avant d’elle, il y avait une espèce de voiture qui avançait plus vite. Dans mon intérieur, je me suis dit : « Cette personne avance lentement . Et je voudrais aller à l’intérieur de cette voiture qui avance plus vite. »
Je ne sais pas pourquoi, mais, dès que j’ai pensé à cela, je me suis trouvée à l’intérieur de cette voiture avec des gens qui m’ont dit : « Qu’as-tu fait ? Pourquoi as-tu laissé le Pasteur ? Ce Pasteur, puisque sa Ve se passe dans les champs, possède toutes les herbes médicinales, salutaires ou nocives.
En restant avec Lui, on peut toujours être en bonne santé.
Si on le voit vêtu comme un agneau, c’est pour qu’Il ressemble aux agneaux afin que ceux-ci s’approchent de Lui sans crainte. Et, s’Il marche lentement, c’est parce que cela est plus sécuritaire. »
En entendant cela, je me suis dit : « Puisqu’il en est ainsi, je voudrais être auprès de Lui afin de lui parler de ma maladie. »
À cet instant même, je L’ai trouvé tout près de moi. Tout heureuse, je Lui ai dit à l’oreille : « Bon Pasteur, si Tu es si expert, donne-moi quelque chose pour mes maux. Je suis dans un si grand état de souffrance !
Comme je voulais parler davantage, Il m’a coupé la parole en disant :
« La véritable résignation, pas une résignation imaginaire ne scrute pas les choses, mais elle adore en silence les dispositions divines. »
Pendant qu’II disait cela, une ouverture se fit dans sa toison de mouton et je vis le visage de Notre-Seigneur avec sa Tête couronnée d’épines.
Ne sachant pas quoi dire, je gardai le silence, contente d’être auprès de Lui. Il dit : « Tu as oublié de dire à ton confesseur une autre chose au sujet de la croix. »
J’ai dit : « Mon adorable Seigneur, je ne me souviens pas. Répète-la-moi et je la dirai. »
Il me dit : « Ma fille, parmi les nombreux fruits de la croix, il y a la joie.
En effet, quand on reçoit un cadeau, que fait-on ? On fait un festin, on se réjouit, on est content.
Puisque la croix est le cadeau le plus précieux et le plus noble,
Puisqu’il est fait par la Personne la plus grande et la plus unique qui soit, c’est ce cadeau
- qui plaît le plus et apporte le plus de joie, comparativement à tous les autres cadeaux que l’on puisse recevoir.
Tu peux toi-même mentionner d’autres fruits de la croix. »
Je répondis : « Comme Tu le dis, on peut dire que la croix est festive, radieuse, joyeuse et désirable. »
Il répliqua : « Bien ! Tu as bien parlé !
Cependant, l’âme n’arrive à expérimenter ces effets que
- quand elle est parfaitement résignée à ma Volonté et
- quand elle m’a tout donné d’elle, sans rien retenir.
Et Moi, pour ne pas Me faire surpasser en Amour par la créature, Je lui donne tout de Moi, y compris la Croix.
L’âme, en la reconnaissant comme un don de Moi, fait la fête et se réjouit. »