Me trouvant dans mon état habituel, mon adorable Jésus se montra sous la forme du Crucifié. Après m’avoir fait partager ses souffrances, Il me dit :

« Ma fille, par la Création, J’ai donné mon Image aux âmes et, par mon Incarnation, Je leur ai donné ma Divinité, divinisant ainsi l’humanité.

En s’incarnant dans l’humanité, ma Divinité s’incarna aussi dans la croix.

De même que la croix incarne la Divinité dans l’âme, elle incarne aussi l’âme dans la Divinité,

  • détruisant en elle ce qui lui vient de la nature.

Il y a, si l’on peut dire, incarnation de Dieu dans l’ âme et de l’ âme en Dieu. »

Je fus enchantée d’entendre que la croix incarne l’âme en Dieu.

Il ajouta : « Je ne parle pas d’union, mais d’incarnation.

La croix pénètre tellement dans l’âme que celle-ci devient souffrance

Et là où il y a souffrance, il y a Dieu. Car Dieu et la souffrance ne peuvent être séparés.

La croix

  • rend l’union à Dieu plus stable et
  • rend la séparation d’avec Lui presque aussi difficile que la séparation entre la souffrance et la nature. »

Ayant dit cela, Il disparut.

Après un moment, Il revint sous l’aspect qu’Il avait lors de sa Passion quand Il était couvert d’opprobres et de crachats.

Je Lui dis : « Seigneur, montre-moi comment je pourrais éloigner de Toi ces opprobres et les remplacer par des honneurs, des éloges et de l’adoration. »

Il me répondit : « Ma fille, autour de mon trône il y a un vide causé par la Gloire que me doit la Création, mais qu’elle ne me donne pas.

Cependant, celui qui, me voyant méprisé par les créatures, m’honore, non seulement pour lui, mais pour les autres, fait surgir dans ce vide des honneurs pour Moi .

Celui qui me voit non aimé et qui m’aime fait surgir dans ce vide de l’amour pour Moi.

Celui qui voit que Je comble les créatures de bienfaits alors qu’elles ne sont pas reconnaissantes envers Moi, et qui est lui-même reconnaissant envers Moi, fait surgir dans ce vide de la gratitude et des remerciements pour Moi.

Ainsi, il se crée autour de mon trône une atmosphère parfumée

  • qui Me plaît et
  • qui provient des âmes qui M’aiment non seulement pour elles-mêmes, mais aussi pour les autres. »