Ce matin, je n’ai pas pu recevoir la communion. J’en étais très affligée, bien que résignée. J’ai pensé que si je n’étais pas dans la situation d’être clouée au lit en tant que victime, j’aurais certainement pu la recevoir.
J’ai dit au Seigneur : « Tu vois, l’état de victime m’impose le sacrifice d’être privée de Te recevoir dans le sacrement. Accepte au moins mon sacrifice de privation comme un acte d’amour plus grand que si je Te recevais réellement. Ainsi, penser que me priver de Toi Te prouve encore plus mon amour pour Toi adoucit l’amertume de cette privation. »
Pendant que je disais cela, des larmes coulaient de mes yeux.
Cependant, ô Bonté de mon bon Jésus,
- dès que j’eus commencé à m’assoupir, et
- sans qu’Il m’eut obligé de Le chercher longuement comme à l’accoutumée, Il vint et, plaçant ses mains sur mon visage, Il me caressa en me disant :
« Ma fille, ma pauvre fille, courage ! Ta privation de Moi excite ton désir Et, à travers ce désir ardent, ton âme respire Dieu.
Quant à Dieu,
- se sentant encore plus enflammé par cette excitation de l’âme, Il respire cette âme. Dans ces respirations réciproques entre Dieu et l’âme, la soif d’amour s’enflamme. Et, comme l’amour est feu, il forme le purgatoire pour cette âme.
Il en résulte pour elle
- non seulement une communion par jour comme l’Église le permet, mais
- une communion continuelle, au même titre que la respiration est continuelle.
Il s’agit de communions d’amour le plus pur en esprit seulement,
- pas avec le corps. Et comme l’esprit est plus parfait que le corps, l’amour y est plus intense. C’est de cette façon que Je récompense,
- non pas celui qui ne veut pas Me recevoir,
- mais celui qui ne peut pas Me recevoir et qui M’offre cela pour Me contenter. »