Étant dans mon état habituel, Jésus béni se montra brièvement et Il me dit :

« Ma fille, le véritable amour s’oublie soi-même et vit des intérêts, des souffrances et de tout ce qui appartient au Bien-Aimé. » Je lui répondis :« Seigneur, comment pouvons-nous nous oublier nous-mêmes quand nous nous sentons tant nous-mêmes ? Il ne s’agit pas de quelque chose d’éloigné de nous, séparé de nous, qui peut facilement être oublié. »

Jésus reprit : « C’est précisément là le sacrifice du véritable amour : alors qu’on est avec soi-même, on doit vivre de tout ce qui appartient au Bien-Aimé.

Plus encore, si son moi reviens à la surface, on doit s’ingénier à faire de cela une nouvelle occasion de se consumer pour l’objet aimé.

Par contre, si le Bien-Aimé voit que l’âme Lui donne tout d’elle-même, Il saura la récompenser en lui donnant tout de Lui, et en lui permettant de vivre de sa Vie divine. Ainsi, celui qui s’oublie complètement trouve tout.

« Il est nécessaire de voir la différence entre ce qu’on oublie et ce qu’on trouve :

On oublie ce qui est laid et on trouve ce qui est beau. On oublie la nature et on trouve la grâce. On oublie les passions et on trouve les vertus. On oublie la pauvreté et on trouve la richesse. On oublie la sottise et on trouve la sagesse. On oublie le monde et on trouve le Ciel. »