Après avoir passé les derniers jours dans la privation de Jésus et dans la souffrance, je me suis retrouvée ce matin hors de mon corps avec Bébé Jésus dans les bras. Dès que je L’ai vu, je Lui ai dit : « Ah ! cher Jésus, puisque Tu m’as laissée seule. Au moins enseigne-moi comment je dois agir dans cet état

  • de délaissement et
  • de souffrance. »

Il répondit :

« Ma fille. tout ce que tu souffres dans tes bras, tes jambes et ton cœur,

  • unis-le à mes propres souffrances
  • dans les plaies de mes bras, de mes jambes et de mon Cœur en récitant cinq “Gloire au Père”.

Et offre-toi à la Justice divine en réparation

  • des mauvaises actions et

  • des mauvais désirs des créatures en t’unissant à ce que J’ai souffert par ma couronne d’épines. Fais-le en récitant trois “Gloire au Père” en réparation des péchés commis par l’homme à travers ses trois facultés,

  • qui sont devenues si défigurées

  • que mon Image en lui ne peut être reconnue.

Cherche toujours

  • à maintenir ta volonté unie à la Mienne et
  • à M’ aimer à chaque instant.

Que ta mémoire soit comme une cloche qui sonne continuellement en toi, te rappelant

  • tout ce que J’ai fait et souffert pour toi et
  • les nombreuses grâces que Je t’ai accordées.

Remercie-Moi et sois reconnaissante : la gratitude est la clef qui ouvre les trésors divins.

Que ton intellect ne pense à rien d’autre : occupe-toi seulement de Dieu.

Si tu fais ainsi,

  • Je trouverai mon image en toi et
  • Je recevrai la satisfaction que Je ne peux pas recevoir des autres créatures.

Cela, tu dois le faire continuellement parce que,

  • si l’offense est continuelle,
  • la satisfaction doit l’être aussi. »

Je lui ai dit : « Ah ! Seigneur ! Comme j’ai été mauvaise ! J’ai même été égoïste.

Il poursuivit : Ma fille, n ‘aie pas peur. Quand une âme fait tout pour Moi, J’accepte ce qu’elle fait. J’accepte même le confort et les consolations qu’elle reçoit comme s’ils étaient donnés à mon propre Corps souffrant.

Aussi, pour te libérer de tout doute,

  • chaque fois que tu te sens réconfortée et
  • que tu ressens le besoin d’accepter cela, fais-le pour Moi et dis :

« Seigneur, je veux réconforter ton Corps souffrant en même temps que mon propre corps est réconforté. »

Pendant que je disais cela, Il se retira de moi lentement,

  • jusqu’à ce que je ne Le vois plus et que je ne puisse plus Lui parler. Son départ me causa une douleur si grande

  • que je me sentais comme mise en pièces.

Pour Le retrouver, je suis entrée dans la pièce close où Il s’était enfermé.

Là, je Lui ai dit : Ah ! Seigneur ! pourquoi m’as-Tu laissée ? N’es-Tu pas ma vie ? Mon âme et aussi mon corps sont trop faibles pour porter la souffrance d’être privés de Toi. Je me sens mourir. Cette mort est ma seule consolation. »

Pendant que je disais cela, Jésus me bénit et, une fois encore, Il disparut. Puis je suis revenue à la normale.