Me trouvant dans mon état habituel, je me sentais tout affligée.

Surtout parce que mon confesseur m’avait dit

  • que ce matin s’ouvrait à Corato une église protestante, et
  • que je devais prier le Seigneur pour qu’un événement, quel qu’il soit, se produise pour les confondre. Il m’avait dit que cela devait se faire au coût de n’importe quelle souffrance de ma part.

Voyant que le Seigneur ne venait pas et que, par conséquent, je n’éprouvais pas de grandes souffrances, les souffrances étant l’unique moyen pour obtenir ces sortes de grâces, j’en ressentais une très grande affliction.

Après m’être beaucoup fatiguée, Jésus béni vint. Je vis mon confesseur priant et insistant beaucoup pour que Jésus me fasse souffrir. Aussi, il me semble qu’Il me fit participer aux souffrances de la croix.

Après, Il me dit :

« Ma fille, Je t’ai fait souffrir parce que j’y ai été contraint par le pouvoir sacerdotal. Je permettrai que ceux qui iront à cette église, au lieu de rester convaincus de ce que diront les protestants, ils tourneront cela en plaisanteries.

D’autre part, le châtiment qui est tombé sur Corato dans les jours où Je t’ai tenue suspendue de ton état de victime doit suivre son cours. De plus, si tu continues de souffrir, Je disposerai les cœurs de sorte que, au moment opportun, ils seront confondus et détruits. »

Plus tard, la Reine Mère est venue. Comme si elle avait voulu qu’il y ait un peu plus de Justice en moi, elle me reprit âprement au sujet de quelques-unes de mes pensées et de mes

paroles.

En particulier quand je me vois avec très peu de souffrances

  • et que je me dis que cela n’est pas la Volonté de Dieu
  • et que, par conséquent, je dois sortir de mon état de victime. Qui pourrait décrire avec quelle rigueur elle m’a repris.

Voici ce qu’elle m’a dit : « Il se peut que le Seigneur permette que tu sois suspendue de ton état de victime pendant quelques jours. Mais, que tu veuilles faire cela par toi-même, cela est intolérable devant Dieu. Tu en viens presque à dicter à Dieu la façon dont Il doit se comporter envers toi. »

Je ressentais tellement la force de sa rigueur que j’étais sur le point de m’évanouir. Alors, par compassion, Jésus béni me soutint de ses bras.