Je me trouvais dans mon état habituel. Et il me sembla voir la très Sainte Trinité.
Les trois Personnes divines se regardaient mutuellement. Elles étaient d’une telle beauté qu’elles étaient en extase seulement à se regarder.
Pendant qu’Elles étaient dans cet état, Elles débordaient d’Amour à l’extérieur. Elles étaient comme frappées par cet Amour. Ceci Les rendait encore plus intensément extatiques. Tout leur Bien et tout leur Bonheur se trouvaient en Elles-mêmes.
- Toute leur Vie éternelle,
- toute leur Béatitude et
- toutes leurs opérations se résumaient par ce mot unique : Amour.
Toute la Béatitude des saints était formée par l’opération parfaite de la très Sainte Trinité.
Pendant que je voyais cela,
- le Fils prit la forme du Crucifié. Sortant du milieu des trois Personnes divines, Il vint vers moi pour me faire participer aux souffrances de la crucifixion. Ensuite, Il retourna vers les Trois en offrant à la très Sainte Trinité ses souffrances et les miennes.
Il suppléait ainsi à l’Amour que toutes les créatures devaient à la Trinité trois fois sainte.
Qui pourrait décrire
- le Bonheur des trois Personnes divines et
- combien Elles étaient satisfaites de l’offrande du Fils.
Lors de la création des êtres humains, rien d’autre ne sortit de l’intérieur de la Sainte Trinité que des flammes continuelles d’Amour.
Il semblait que, pour donner un épanchement à cet Amour, les trois Personnes Divines créèrent beaucoup d’autres images d’Elles-mêmes.
Alors, elles ne sont satisfaites que lorsqu’elles reçoivent ce qu’Elles ont donné :
- Elles ont donné de l’Amour,
- Elles veulent de l’amour.
Ainsi, le plus cruel affront que l’on puisse faire à la Trinité Sainte, c’est de ne pas L’aimer.
Cependant, ô Dieu trois fois saint, qui t’aime vraiment ?
Après cela, les trois Personnes divines disparurent. Mais qui pourrait décrire ce que je venais de comprendre ? Mon esprit se perdait et ma langue ne pouvait articuler un seul mot.
Après quelque temps, Jésus béni revint avec le visage couvert de crachats et de fange.
Il me dit : « Ma fille, les louanges et les adulations sont
- des crachats et de la fange qui souillent l’âme et aveuglent l’esprit
- en l’empêchant de reconnaître qui elle est en vérité. Surtout si ces louanges et ces adulations n’ont pas la vérité comme point de départ.
Si leur origine est la vérité, c’est-à-dire que la personne est digne de louanges,
- elle m’en donnera la gloire. Mais si ces louanges et ces adulations partent de la fausseté,
- elles conduisent l’âme à des excès, de sorte qu’elle s’enfonce davantage dans le mal. »