Poursuivant dans mon état habituel, je me suis retrouvée hors de mon corps. J’ai vu Notre-Seigneur qui, tout près de moi,

  • tenait une croix tout entrelacée d’épines.

Il la prit et la plaça sur mes épaules en me demandant de la porter au milieu d’une multitude de gens

  • pour leur donner la preuve de sa Miséricorde et
  • pour apaiser la Justice divine. La croix était tellement lourde que je la portais toute courbée et presque en me traînant.

Pendant que je la portais, Jésus disparut.

Arrivée à un certain endroit, celui qui me guidait me dit :

« Dépose la croix et déshabille-toi. Car Notre-Seigneur doit revenir et Il doit te trouver prête pour la crucifixion. » Je me suis déshabillée et j’ai gardé mes vêtements dans ma main à cause de la honte que ma nature humaine éprouvait. Je me disais : « Dès qu’Il viendra, je les lâcherai. »

Jésus revint. En me trouvant avec mes vêtements à la main, Il me dit : « Tu ne t’es même pas dépouillée de tout pour que Je puisse te crucifier immédiatement ? Alors, nous réserverons la crucifixion pour une autre occasion. » Je suis restée confuse et affligée, sans pouvoir dire un seul mot.

Pour me consoler, Jésus me prit par la main et me dit : « Dis-moi, que veux-tu que Je te donne ?»

Je répondis : « Seigneur, donne-moi de souffrir. »

Il poursuivit : « Et quoi d’autre ?» Je répondis : « Je ne sais pas te demander autre chose que de souffrir. »

Jésus ajouta : « De mon Amour, tu n’en veux pas ?»

Je répondis : « Non, je veux souffrir. Car, en m’accordant de souffrir, tu me donneras davantage d’Amour. Cela, je le sais par expérience.

Je sais que, pour obtenir des grâces, pour obtenir un amour plus fort,

  • capable de dépasser les aversions humaines, on n’obtient cela que par la souffrance.

Pour gagner toutes tes sympathies, ton plaisir et tes complaisances, le seul et unique moyen est de souffrir par Amour pour toi. »

Jésus me répondit : « Ma bien-aimée, J’ai voulu t’éprouver

  • pour rallumer davantage en toi le désir de souffrir par Amour pour Moi. »

Après cela, je vis des personnes qui semblaient se croire meilleures que les autres.

Jésus béni me dit : « Ma fille, celui qui se croit quelque chose devant Moi et devant les hommes ne vaut rien, tandis que celui qui ne se croit rien vaut tout.

La personne qui se croit rien devant Moi,

  • si elle fait quelque chose, elle ne croit pas qu’elle agit
  • parce qu’elle en a la force ou la capacité par elle-même,
  • mais parce qu’elle reçoit de Dieu la grâce, les lumières et les secours nécessaires.

Par conséquent, on peut dire qu’elle agit en vertu du Pouvoir divin. De ce fait, elle vaut tout.

Pareillement, la personne qui se croit rien devant les hommes

  • reconnaît ainsi qu’elle agit en vertu du Pouvoir divin . Et, de ce fait,
  • elle ne fait rien d’autre que de transmettre la lumière du Pouvoir divin qu’elle porte en elle.

De cette façon, même la personne la plus mauvaise, sans le vouloir,

  • éprouve la Force de cette lumière qui l’habite et
  • se soumet à la Volonté de Dieu. Ainsi, elle vaut tout devant les hommes.

C’est tout le contraire pour la personne qui se croit quelque chose.

Non seulement elle ne vaut rien,

  • mais elle est une abomination en ma Présence.

Les manières affectées qu’elle utilise

  • en se croyant quelque chose et

  • en se moquant des autres font que les hommes, en la montrant du doigt, la tiennent pour un sujet de dérision et de persécution. »