Poursuivant dans mon état habituel, je me suis trouvée hors de mon corps à l’intérieur d’une église. Ne voyant pas mon adorable Jésus, je suis allée frapper à la porte du tabernacle pour me faire ouvrir par Jésus.
Comme Jésus ne m’ouvrait pas, je me suis enhardie et j’ai moi-même ouvert la porte. J’y ai trouvé mon seul et unique Bien. Qui pourrait décrire mon contentement ! Je suis restée comme extasiée à regarder cette Beauté indicible.
Lorsque Jésus me vit, Il s’élança dans mes bras et Il me dit :
« Ma fille, chaque période de ma vie évoque
- des actes particuliers de l’homme,
- ainsi que des degrés d’imitation, d’amour, de réparation et autres.
Ma Vie eucharistique est une vie toute
- d’effacement,
- de transformation et
- de continuelle consommation.
Je peux dire
-
qu’après que mon amour eut atteint un sommet extrême, et
-
même qu’il se fut consommé sur la croix,
-
ne pouvant trouver dans mon infinie sagesse d’autre signe extérieur de démonstration d’amour pour l’homme,
J’ai voulu continuer de lui manifester mon amour en demeurant avec lui dans l’Eucharistie.
M_on Incarnation, ma vie et ma Passion sur la croix_ éveillent en l’homme
- l’amour,
- la louange,
- l’action de grâce et
- l’imitation.
Ma vie eucharistique éveille en lui
- un amour extatique,
- un amour d’effacement en moi,
- un amour de parfaite consommation.
En se consumant dans ma Vie eucharistique, l’âme peut dire qu’elle accomplit auprès de la Divinité les mêmes fonctions que Je fais continuellement auprès de Dieu par Amour pour les hommes.
Et cette consommation amènera l’âme dans la Vie éternelle. »