Pendant que je demeure dans mon état habituel, mon adorable Jésus vient, mais presque toujours en silence. Ou, pour être plus exacte, Il me dit des choses concernant la Vérité.
Il arrive que, aussi longtemps que le Seigneur est présent, je comprenne les paroles qu’Il me dit et il me semble que je saurai les répéter. Mais, quand Jésus disparaît, cette lumière de vérité qui m’est infusée, je sens qu’elle m’est retirée, et je ne peux rien dire.
Ce matin, j’ai dû me donner beaucoup de peine à attendre Jésus Quand Il est venu, Il m’a transportée hors de mon corps en se montrant très indigné.
Pour l’apaiser, j’ai fait plusieurs actes de repentir, mais cela ne semblait pas Lui plaire du tout. Je m’efforçai de varier les actes de repentir. Qui sait si quelque acte pourrait Lui plaire ?
À la fin, je Lui dis :
« Seigneur, je me repens des offenses faites par moi et par toutes les créatures de la terre, je me repens uniquement parce que nous T’avons offensé, Toi le Bien suprême. Alors que Tu mérites l’Amour, nous avons osé T’offenser. »
Il m’a semblé que ces dernières paroles plurent au Seigneur et qu’Il a amoindri son indignation.
Après cela, Il me transporta au milieu d’une route où se tenaient deux hommes en forme de bêtes totalement occupés à détruire toutes sortes de biens moraux. Ils me semblaient forts comme des lions et enivrés de passions. Ils semaient la terreur et l’épouvante.
Jésus béni me dit :
« Si tu veux M’apaiser un peu, passe au milieu de ces hommes pour les convaincre des maux qu’ils font, tout en affrontant leur fureur. »
Bien qu’un peu timide, j’y suis allée. Dès qu’ils me virent, ils voulurent me dévorer.
Je leur dis : « Permettez que je vous parle Et, après, vous ferez de moi ce que vous voudrez.
Vous devez savoir que si vous arrivez à réaliser votre intention de détruire
- les biens moraux rattachés à la religion, aux vertus et au bien-être social,
- sans vous apercevoir de vos erreurs, vous arriverez en même temps à détruire
- tous les biens physiques et temporels.
Car, plus on enlève aux biens moraux, plus on augmente les maux physiques.
Par conséquent, sans vous en apercevoir, vous détruisez ces biens passagers que vous aimez tant ! Non seulement vous travaillez contre votre propre bien,
- mais vous recherchez ce qui détruit votre propre vie, Et vous serez la cause qui fera verser des larmes amères à vos survivants. »
Ensuite, j’ai fait un très grand acte d’humilité que je ne peux même pas décrire.
Les deux hommes sont devenus comme deux êtres sortant d’un état de folie. Ils étaient tellement affaiblis qu’ils n’avaient pas même la force de me toucher. Ainsi, je suis passé librement au milieu d’eux.
J’ai compris qu’aucune force ne peut résister à la Raison et à l’Humilité.