Alors que j’étais dans mon état habituel, la Reine Mère est venue et m’a dit :

« Ma fille, comme disent les prophètes, mes souffrances ont été un océan de douleurs. Mais, dans le Ciel, mes douleurs se sont transformées en un océan de gloire. De chacune de mes souffrances a jailli un trésor de grâces.

Sur la terre, on m’appelle l’Étoile de la Mer,

  • laquelle guide au port en toute sécurité, Au Ciel, on m’appelle l’Étoile de la Lumière pour tous les bienheureux,
  • par le fait qu’ils sont recréés par cette lumière produite par mes souffrances. »

Pendant ce temps, mon adorable Jésus vint lui aussi et Il me dit :

« Ma bien-aimée, il n’y a rien qui ne me soit plus cher et plus agréable

  • qu’un cœur juste qui M’aime et
  • qui, en Me voyant souffrir, Me prie de lui transmettre mes souffrances.

Cela me lie tellement à lui et exerce une si grande force sur mon Cœur que, comme récompense, Je lui donne tout mon être. Je lui accorde les plus grandes grâces et tout ce qu’il veut.

Si Je ne faisais pas cela, puisque ce cœur s’est donné tout à Moi, Je sens que tout ce que Je ne lui donnerais pas, ce seraient

  • des vols que Je commettrais, ou
  • autant de dettes que Je contracterais envers ce cœur juste. »

Ensuite, Jésus me transporta hors de mon corps et Il me dit :

« Ma fille, il y a certaines offenses, comme J’en ai reçu plusieurs aujourd’hui, qui dépassent de bien loin les souffrances mêmes que J’ai souffertes durant ma Passion.

Si Je ne déversais pas une partie de mon amertume en toi, ma Justice M’obligerait à envoyer sur la terre de violents fléaux. Permets-Moi donc d’en déverser un peu en toi. »

Ensuite, je ne sais comment, Il déversa en moi une partie de son amertume. En L’entendant parler des offenses qu’Il avait reçues, je lui dis :

« Seigneur, cette loi du divorce dont ils parlent, est-ce certain qu’ils ne l’approuveront pas ?»

Jésus répondit : « Pour maintenant, c’est certain. Mais, plus tard, dans cinq, dix ou vingt ans,

  • ou soit quand Je te suspendrai comme victime,
  • ou soit quand Je déciderai de t’appeler au Ciel, ils pourront le faire.

Mais le prodige d’enchaîner leur volonté et de les confondre pour maintenant, Je l’ai fait.

Si tu savais la rage qui habite les démons et ceux qui veulent cette loi.

Ils tenaient pour acquis de pouvoir en obtenir l’approbation. Et leur rage est si grande que, s’ils le pouvaient, ils détruiraient n’importe quelle autorité et feraient des massacres partout.

Alors, pour amoindrir cette rage et pour empêcher, en partie, ces massacres, veux-tu t’exposer un peu à leur fureur ?» Je répondis : « Oui, pourvu que Tu viennes avec moi. »

Ainsi, nous sommes allés dans un endroit où se tenaient des démons et des gens qui paraissaient furieux, enragés et comme fous.

Dès qu’ils m’ont vue, ils ont couru vers moi comme des loups. L’un me battait, un autre me déchirait la peau.

Ils auraient voulu me détruire, mais ils n’en avaient pas le pouvoir. Quant à moi, bien que j’ai beaucoup souffert, je ne les craignais pas parce que j’avais Jésus avec moi.

Après cela, je me suis retrouvée dans mon corps remplie de beaucoup de souffrances.

Que le Seigneur soit toujours béni.