Étant dans mon état habituel, je me suis retrouvée hors de mon corps avec l’adorable Enfant Jésus dans les bras. Il commença par déverser en moi un peu de son amertume, puis Il feignit de s’en aller.
En l’étreignant, je Lui dis :
« Mon Cher, Toi la vie de ma vie, que fais-Tu ? Tu veux t’en aller ? Et moi, que vais-je faire ? Ne vois-Tu pas que lorsque je suis privée de Toi, c’est pour moi une mort continuelle ? D’ailleurs, ton Cœur, qui est la Bonté même, n’aura pas le courage de faire cela. Quant à moi, jamais je ne Te laisserai partir. »
Je L’étreignis fortement, comme si mes bras étaient devenus des chaînes. Alors, ne pouvant se dégager, Il resta avec moi, taciturne.
En voyant les maux de la société augmenter, je Lui dis : « Mon doux Bien, dis-moi, qu’en est-il de cette loi du divorce dont ils parlent ? Arriveront ils, oui ou non, à faire passer cette loi impie ?»
Il me dit : « Ma fille, l’intérieur de l’homme contient une tumeur gangreneuse remplie de pourriture, comme rendue à la suppuration.
Ne pouvant plus contenir cette tumeur à l’intérieur, il veut lui faire une incision,
- non pas pour se guérir,
- mais pour faire en sorte qu’une partie de cette pourriture puisse sortir à l’extérieur pour contaminer et infecter toute la société.
Mais le Soleil divin, comme s’Il nageait au milieu de la société, s’écrie continuellement en disant : “Ô homme, ne te souviens-tu pas de quelle source de pureté tu es sorti ? Que, dans une aura de lumière, Je te rappelais sur ton chemin ?
Non seulement tu es contaminé, mais tu veux même agir contre nature en voulant presque donner une autre forme à la nature
- que Je t’ai donnée,
- que J’ai établie de cette manière pour toi.” »
Ensuite, Jésus me dit tellement d’autres choses que je ne peux les décrire. Il parlait avec tellement d’amertume que je ne pouvais pas continuer de Le voir dans cet état.
J’ai dit : « Seigneur, retirons-nous d’ici. Ne vois-tu pas comment les hommes te rendent amer et comment ils te font perdre ta paix ?»
Ainsi, nous nous sommes retirés sur mon lit, où je continuai de souffrir. En voulant soulager mon bon Jésus, je lui dis :
« Si cela t’afflige tellement de voir les hommes faire cela, je t’offre ma vie pour souffrir n’importe quelle souffrance, afin de pouvoir obtenir qu’ils n’arrivent pas à faire ce mal.
Et pour faire en sorte que, d’aucune façon, mon offrande ne soit rejetée, je l’unis à ton sacrifice. »
Pendant que je disais cela, il me sembla que le Seigneur présentait mon offrande à la Justice Divine.
Ensuite, Il disparut et je me suis retrouvée dans mon corps. ll me semble que les hommes veulent à n’importe quel prix faire passer au moins quelques articles de cette loi, ne pouvant pas obtenir qu’elle soit approuvée en entier comme ils le veulent tant.