Ce matin, après m’être donné beaucoup de peine, mon adorable Jésus est venu. Dès que je le vis, je lui ai dit : « Mon Bien-aimé, je n’en peux plus ! Amène-moi une fois pour toujours avec toi dans le Ciel, ou reste pour toujours avec moi sur cette terre. »

Il me dit : « Laisse-Moi voir un peu où en est arrivée la fièvre de ton amour. La fièvre naturelle qui, quand elle arrive à un degré élevé, a la puissance de consumer le corps et de le faire mourir, Ainsi, la fièvre de l’amour, lorsqu’elle arrive à un degré très élevé, a la puissance de dissoudre le corps et de faire prendre à l’âme son envol tout droit vers le Ciel. »

Pendant qu’Il disait cela, Il prit mon cœur entre ses mains comme pour l’examiner. Et Il poursuivit :

« Ma fille, la force de la fièvre de ton amour n’est pas encore à point, il en faut encore un peu. »

Ensuite, Il manifesta qu’il voulait déverser en moi son amertume, mais je ne Lui ai rien dit.

Alors, presque en me grondant, Il ajouta doucement : « Ne connais-tu pas ton devoir ? La première chose que tu devrais faire lorsque tu Me vois, c’est d’observer s’il y a quelque chose en Moi qui m’afflige ou Me rend amer, et de Me prier de déverser cela en toi.

C’est cela le véritable Amour :

souffrir les souffrances de la personne aimée

  • pour pouvoir s’assurer que la personne qu’on aime est totalement heureuse. »

Un peu embarrassée, je dis : « Seigneur, Tu peux déverser. » Il déversa en moi son amertume et disparut.