Me trouvant dans mon état habituel, après l’avoir beaucoup attendu, mon très aimant Jésus vint pendant quelque temps. Se plaçant à mes côtés, Il me dit :
« Ma fille, celui qui cherche à se conformer en tout à ma Vie ne fait rien d’autre que d’apporter un parfum additionnel et particulier
- à tout ce que J’ai fait dans ma Vie, de façon à parfumer le Ciel et toute l’Église.
Les méchants eux-mêmes se trouvent à respirer ce parfum céleste. Ainsi, tous les saints ne sont rien d’autre qu’autant de parfums. Et, ce qui réjouit davantage l’Église et le Ciel, c’est que ces parfums sont distincts entre eux.
De plus, celui qui cherche à continuer ma Vie
- en faisant ce que J’ai fait quand il le peut, et
- en le faisant au moins par le désir dans le cas contraire,
Je le tiens dans mes mains comme si toute ma Vie
- était en train de se continuer dans cette âme, non comme une chose du passé, mais comme si Je vivais présentement.
En redoublant le trésor de tout ce que J’ai fait,
- cela est un trésor dans mes mains
- dont Je dispose pour le bien de tout le genre humain. Ne voudrais-tu donc pas être une de ces âmes ?»
Je devins toute confuse, ne sachant pas quoi répondre. Puis Jésus disparut.
Peu après, Il revint et, pendant que j’étais avec Lui, je vis plusieurs personnes qui craignaient beaucoup la mort.
Je dis : « Mon aimable Jésus,
- est-ce une faute chez moi de ne pas craindre la mort,
- alors que je vois que beaucoup d’autres la craignent ?
Moi, au contraire, uniquement à penser
que la mort m’unira pour toujours à Toi et qu’elle mettra un terme au martyre de ma dure séparation,
- non seulement la pensée de la mort ne soulève en moi aucune crainte, mais elle m’est un soulagement.
Elle me donne la paix et cela me réjouit, en laissant de côté toutes les autres conséquences qu’apporte la mort. »
Jésus ajouta : « Fille, en vérité, cette crainte extravagante de mourir est une sottise
Puisque chacun possède
- tous mes Mérites,
- tous mes Vertus et
- tous mes Œuvres comme passeport pour entrer au Ciel, don que J’ai fait à tous.
Profite de ce Don quiconque y ajoute le sien.
Avec tous ces biens. Quelle crainte peut-on avoir de la mort ?
Avec ce passeport parfaitement valide, l’âme peut entrer où elle veut. Par égard pour ce passeport, tous respectent cette âme et lui cèdent le passage.
Quant à toi, le fait de ne pas craindre du tout la mort te vient
- d’avoir traité avec Moi et
- d’avoir expérimenté combien est douce et précieuse l’union au Bien suprême.
Sache cependant que l’hommage le plus agréable qu’on puisse m’offrir,
- c’est de désirer mourir pour être uni à Moi.
Cela est la plus belle disposition pour l’âme
- pour pouvoir se purifier et, sans aucun intervalle,
- pour pouvoir passer en ligne droite sur le chemin du Ciel. »
Cela dit, Il disparut.