Ce matin, après que j’eus reçu l’Eucharistie, mon adorable Jésus se fit voir très souffrant et offensé, ce qui m’incita à la compassion.
Je le serrai contre moi et je Lui dis :
« Mon doux Bien, comme tu es aimable et désirable ! Comment se fait-il que les hommes ne T’aiment pas ? Comment arrivent-ils à T’offenser ? En t’aimant, on trouve tout. T’aimer comporte tous les biens, alors que si on ne T’aime pas, tous les biens nous échappent.
Pourtant, qui t’aime ? Mais, de grâce, mon très cher Trésor, mets de côté les offenses des hommes et, pendant quelques instants, épanchons ensemble notre amour. »
Alors, Jésus appela tous les membres de la Cour céleste à être les spectateurs de notre amour et Il dit :
« Tout l’amour du Ciel ne Me satisferait pas si ton amour n’y était pas uni,
- surtout du fait que cet amour céleste est ma possession que personne ne peut M’enlever,
- alors que l’amour de ceux qui cheminent sur cette terre est comme une possession dont Je suis en train de faire l’acquisition.
Puisque ma grâce est une partie de Moi-même et puisque mon Etre est extrêmement actif,
- quand la grâce coule pour entrer dans les cœurs, les âmes en route peuvent en faire le commerce, ce qui accroît ses propriétés.
J’en éprouve un tel délice que, si cela devait me manquer, J’en serais très amer. Voilà pourquoi, sans ton amour, tout l’amour du Ciel Me satisferait à peine.
Toi, sache bien faire bon commerce de mon Amour, afin que, en M’aimant en tout, tu Me rendes heureux et satisfait. « Qui pourrait dire combien je fus stupéfiée d’entendre cela. Combien de choses j’ai comprises au sujet de l’Amour ! Mais ma langue ne fait que balbutier, et c’est pourquoi je m’arrête ici.