Ce matin, je me sentais toute remplie d’amertume. Je me voyais si mauvaise que je n’osais presque pas me mettre à la recherche de mon suprême et unique Bien. Ignorant mes misères, le Seigneur eut pourtant la bienveillance de venir.

Il me dit : « Ma fille, est-ce Moi que tu veux ? Eh bien, Je suis venu pour te réjouir. Demeurons ensemble, mais en silence. »

Après être restés ensemble quelque temps, Jésus me transporta hors de mon corps. Je voyais que l’Église fêtait le dimanche des Rameaux.

Rompant son silence, Jésus me dit : « Que d’instabilité, que d’inconstance ! Aujourd’hui ils ont crié “hosanna !” en me proclamant leur Roi. Un autre jour ils crieront “crucifiez-le, crucifiez-le ! ”

Ma fille, la chose qui me déplaît le plus, c’est l’inconstance et l’instabilité. Car cela est le signe que la vérité n’habite pas l’âme.

Il peut en être ainsi dans le domaine de la religion. Il peut arriver que l’âme y trouve sa satisfaction, son confort et son intérêt personnel, ce qui explique pourquoi elle se trouve dans telle assemblée.

Le lendemain, ces mêmes choses peuvent paraître moins attirantes Et on peut trouver l’âme au milieu d’un autre groupement. Et voici qu’elle s’écarte de la religion et que, sans regret, elle se livre à une secte.

Quand la véritable lumière de la Vérité entre dans une âme et prend possession de son cœur, cette âme n’est pas sujette à l’inconstance.

Même, elle sacrifie tout par amour pour la vérité, pour que seule la vérité règne en elle. Ainsi, avec un esprit invincible, elle méprise tout ce qui n’appartient pas à la Vérité. »

Pendant que Jésus disait cela, Il pleurait sur la condition des générations présentes,

  • qui sont pires que les générations de son temps,
  • sujettes à l’inconstance et changeantes selon la direction des vents.