Je poursuis dans mon état de privation et, par conséquent,

  • d’amertume indicible. Ce matin, mon adorable Jésus vint et me transporta hors de mon corps. Il me sembla que j’étais à Rome. Que de spectacles on pouvait voir dans toutes les classes sociales ! Jusque dans le Vatican, on voyait des choses horribles.

Et que dire des ennemis de l’Église ? Comme ils se consumaient de rage contre elle ! Que de massacres ils complotaient ! Mais, ils ne pouvaient les réaliser parce que Notre-Seigneur les retenait comme s’ils étaient liés. Ce qui m’a le plus fait peur, c’est que je voyais mon aimable Jésus presque sur le point de leur accorder la liberté d’agir.

Qui pourrait décrire combien j’étais consternée ? En voyant ma consternation, Jésus me dit :

« Fille, les châtiments sont absolument nécessaires. La pourriture et la gangrène sont entrées dans toutes les classes de la société. Par conséquent, le fer et le feu sont nécessaires pour que tous ne périssent pas. C’est pourquoi Je te dis de te conformer à ma Volonté : Je te promets d’en épargner une partie. »

Je dis : « Mon cher Bien, je n’ai pas le cœur à me conformer à Toi pour châtier le monde. »

Jésus reprit : « Puisque Je suis dans l’absolue nécessité de le faire,

  • si tu ne te conformes pas, Je ne viendrai pas selon mon habitude et Je ne t’avertirai pas quand Je déverserai les châtiments.

Alors,

  • toi, ne le sachant pas, et - Moi, ne voyant pas celle qui par tous les moyens m’empêche d’exprimer ma juste indignation, Je donnerai libre cours à ma fureur. Et tu n’auras pas le bonheur de Me faire épargner une partie du monde.

De plus,

  • en ne venant pas et
  • en ne déversant pas en toi ces grâces que J’aurais dû déverser, ce sera une source supplémentaire d’amertume pour Moi.

Ce sera comme au cours de ces derniers jours où Je ne suis pas venu aussi souvent, Je retiendrai la grâce en Moi. »

Pendant qu’Il disait cela, Il sembla vouloir se décharger. Et, en s’approchant de ma bouche, Il déversa un lait très doux. Ensuite, Il disparut.