Jésus continue de venir avec ses habituels retards. Alors que j’éprouvais tout le poids de sa privation, Il vint à l’improviste.

Et, sans que je sache pourquoi, Il me posa cette question : « Pourrais-tu me dire

  • pourquoi l’obéissance est tellement glorifiée et
  • pourquoi elle a autant l’honneur d’imprimer dans l’âme l’image divine ?»

Toute confuse, je ne savais pas quoi répondre. Alors, par une lumière intellectuelle qu’Il m’envoya, Jésus béni lui-même me répondit. Et comme la réponse m’est venue par le moyen de la lumière et non par des paroles, je n’ai pas les mots pour l’exprimer.

Néanmoins, l’obéissance veut que je fasse un effort pour voir si je peux arriver à l’écrire. Je crois que je ferai de grosses sottises et que j’écrirai des choses qui ne s’accordent pas ensemble.

Mais, je mets toute ma foi dans l’obéissance, surtout du fait que ce sont des choses qui la concernent directement. Je commence maintenant.

Il me semble que Jésus me disait : « L’obéissance est grandement glorifiée parce qu’elle a la puissance de dévoiler

  • jusque dans leurs racines les passions humaines. Elle détruit dans l’âme tout ce qui est terrestre et matériel.

Et, à son grand honneur, elle restitue à l’âme son état premier,

  • c’est-à-dire qu’elle rend l’âme telle qu’elle fut créée par Dieu dans la Justice originelle,
  • c’est-à-dire avant d’être chassée de l’Éden terrestre.

Dans cet état sublime, l’âme se sent fortement attirée par tout ce qui est bon. Elle trouve naturel tout ce qui est bon, saint et parfait,

  • tout en éprouvant une immense horreur de l’ombre même du mal.

Dans cet heureux état provenant de la main très experte de l’obéissance,

  • l’âme n’éprouve plus de difficulté à obéir aux ordres reçus,
  • d’autant plus que celui qui commande doit toujours commander ce qui est bon.

C’est ainsi que l’obéissance sait bien imprimer dans l’âme l’Image divine. De plus, elle change la nature humaine en nature divine. Car, comme Dieu est bon, saint et parfait, et

  • qu’Il est porté vers tout ce qui est bon et
  • qu’Il hait le mal à l’extrême, l’obéissance a la puissance de diviniser la nature humaine et de lui faire acquérir les propriétés divines.

Plus l’âme se laisse manier par les mains très expertes de l’obéissance, plus elle est envahie par le divin et plus elle détruit son être propre.

Voilà pourquoi l’obéissance est si glorifiée et honorée.

Moi-même, Je me suis soumis à elle et J’en ai été honoré et glorifié.

Par le moyen de l’obéissance, J’ai restitué à tous mes enfants l’honneur et la gloire qu’ils avaient perdus par la désobéissance. »

Voilà à peu près ce que je suis capable d’écrire sur le sujet. Le reste, je le sens dans mon esprit, mais il me manque les mots. Car le concept de cette vertu est si élevé que mon pauvre langage humain ne sait pas le traduire en mots.