Puisqu’il continuait à ne pas venir, je Lui dis :

« Mon bon Jésus, ne me fais pas attendre si longtemps. Ce matin, je n’ai pas le goût de Te chercher jusqu’à ce que je sois lasse. Viens tout de suite, vite, vite, sans faire d’histoire. »

En voyant qu’Il ne venait toujours pas, j’ai poursuivi : « Il semble bien que tu veux que je m’use à T’attendre, au point d’en être fâchée. Autrement, Tu ne viens pas ! »

Pendant que je disais cela et d’autre non-sens, Il vint et Il me dit :

« Pourrais-tu me dire ce qui maintient la correspondance entre l’âme et Dieu ?» Avec une lumière venant de Lui, je Lui répondis : « la prière ».

Approuvant ce que j’avais dit, Il poursuivit :

« Mais qu’est-ce qui amène Dieu à une conversation familière avec l’âme ?» Comme je ne savais que répondre, une Lumière entra en moi et j’ai dit :

« La prière orale sert à maintenir la correspondance avec Dieu . Et, bien sûr, la méditation intérieure sert de nourriture pour maintenir la conversation entre Dieu et l’âme. »

Content de ma réponse, Il reprit : « Me diras-tu ce qui peut briser la colère amoureuse qui peut s’élever entre Dieu et l’âme ?»

Comme je ne répondais rien, ll poursuivit :

« Ma fille, l’obéissance seule à ce pouvoir Parce qu’elle seule décide de toutes les choses concernant l’âme et moi.

Quand une querelle s’élève ou même quand on se fâche assez pour blesser,

  • alors l’obéissance intervient, arrange les choses et restaure la paix entre Dieu et l’âme. »

Je lui dis : « Oh ! Seigneur ! Souvent il me semble que même l’obéissance ne veut pas prendre intérêt à ces choses et que la pauvre âme est forcée de rester dans l’état de dispute. »

Jésus poursuivit : « Elle fait ainsi pendant un certain temps parce qu’elle veut s’amuser à ces querelles amoureuses. Mais, ensuite, elle assume son devoir et elle pacifie tout. Ainsi l’obéissance établit la paix entre l’âme et Dieu. »