Ce matin, après que j’eus reçu la sainte communion, mon Jésus bien-aimé se présenta dans l’attitude de quelqu’un qui s’apprête à enseigner.

Il me dit : « Ma fille, supposons qu’un jeune homme veut épouser une jeune fille. Celle-ci est éprise d’amour pour lui et voulant le rendre heureux,

  • veut toujours rester avec lui sans jamais le quitter,
  • sans se soucier d’autre chose, y compris du travail domestique habituel pour une épouse.

Que dirait le jeune homme ? L’amour de la jeune fille lui plairait mais il ne serait certainement pas heureux de sa conduite. Parce que cette façon d’aimer serait stérile et lui apporterait du mal plutôt que des fruits.

Petit à petit, cet amour étrange ferait naître chez lui de l’ennui plutôt que du plaisir parce que toute la satisfaction serait seulement pour la jeune fille. Et puisqu’un amour stérile n’a pas de bois pour alimenter sa flamme, il serait rapidement réduit en cendres. Seulement l’amour qui donne du fruit est durable.

Ainsi se comportent les âmes qui ne se préoccupent que

  • d’elles-mêmes,
  • de leur propre satisfaction,
  • de leur propre ardeur et
  • de tout ce qui leur plaît.

Elles disent que leur amour est pour Moi

  • alors qu’il est pour leur propre satisfaction. On peut voir à leurs actes qu’elles ne se préoccupent pas

  • de mes intérêts et

  • des choses qui M’appartiennent. Elles vont même jusqu’à M’offenser.

Ah ! Ma fille, l’Amour qui porte du fruit

  • est ce qui distingue les vrais amoureux des faux. Tout le reste est fumée. »

Pendant qu’Il disait cela, j’ai aperçu des gens et j’ai voulu m’intéresser à eux. Mais Jésus me détourna d’eux en me disant :

« Ne désire pas être sur le chemin des autres. Laisse-les faire parce que tout a son propre temps.

Quand le temps du jugement viendra, ce sera le temps de discerner toutes choses :

  • le bon grain sera connu de même que la menue paille
  • et le grain stérile ou mauvais.

Oh ! Combien de choses ayant l’apparence du bon grain

  • seront alors jugées comme étant de la paille et de la mauvaise graine, uniquement dignes d’être jetées au feu. »