Ce matin, après que j’eus attendu mon adorable Jésus toute la nuit et une grande partie de la matinée, Il n’a pas eu la bonté de venir. Fatiguée de L’attendre et dans un moment d’impatience, j’ai entrepris de quitter mon état habituel

  • tout en pensant que ce n’était pas là la Volonté de Dieu.

Pendant que j’essayais de sortir de mon corps, mon tendre Jésus,

  • se laissant à peine voir, entra dans mon cœur et me regarda en silence.

Dans l’impatience qui m’habitait, je Lui dis : « Mon bon Jésus, pourquoi es-Tu si cruel ? Peut-on se montrer plus cruel qu’en laissant une âme à la merci du cruel tyran de l’amour qui la maintient en agonie constante ? Oh ! Tu as changé : de l’amant que Tu étais, Tu es devenu un tyran !»

Pendant que je disais cela, j’ai vu devant moi beaucoup de personnes mutilées. J’ai dit : « Oh ! Seigneur ! Que de chair humaine mutilée ! Que d’amertume et de souffrance !

Oh ! N’y aurait-il pas moins de souffrance si j’avais satisfait pour ces personnes dans mon propre corps ! N’est-ce pas un moindre mal de faire souffrir une seule personne au lieu de tant de pauvres gens !»

Pendant que je disais cela, Jésus continua de me regarder fermement. Je ne peux dire s’Il était content ou mécontent.

Il me dit : « Et pourtant, ce n’est que le commencement du jeu. Ce n’est rien comparé à ce qui vient !» Puis Il disparut, me laissant dans une mer d’amertume.