Le même état continuait, et peut-être pire encore. Quoique je faisais tout ce que je pouvais pour ne pas me troubler, comme le demandait l’obéissance.
Néanmoins, je ne cessais de sentir la pesanteur de l’abandon qui m’écrasait et même m’anéantissait. « Ô Dieu, quel terrible état ! Au moins dis-moi : où T’ai-je offensé ? Quelle est la cause de cela ? Ah ! Seigneur ! Si Tu continues de cette manière, je pense que je n’aurai plus la force. »
Finalement, Jésus se montra. Mettant sa Main sous mon menton dans un geste de compassion, Il me dit : « Pauvre fille, comme tu es exténuée !»
Puis, me faisant partager ses souffrances, Il disparut à la vitesse de l’éclair, me laissant plus affligée qu’auparavant. Je me sentais comme s’Il n’était pas venu depuis longtemps. Je me sentais angoissée de vivre encore. Ma vie était une continuelle agonie. « Ah ! Seigneur ! Apporte-moi de l’aide et ne me laisse pas ainsi abandonnée, même· si c’est ce que je mérite. »