Jésus béni ne venait pas ! Ô Dieu, quelle douleur indescriptible que d’être séparée de Toi ! J’ai essayé de mon mieux de rester en paix et abandonnée en Lui, mais sans résultat.

Mon pauvre cœur ne pouvait pas résister. J’ai fait tout ce que je pouvais pour me calmer et je me suis dit :

« Mon cœur, attendons encore un peu. Peut-être viendra-t-Il. Utilisons quelques stratagèmes pour Le faire venir. »

Je Lui ai dit : « Seigneur, viens ; il se fait tard et Tu n’es pas encore venu ! Ce matin, je fais tout ce que je peux pour rester calme Mais Tu ne Te laisses quand même pas trouver. Seigneur, je T’offre le martyre d’être privée de toi

  • comme un cadeau par amour pour Toi et pour que Tu viennes.

C’est vrai que je ne suis pas digne que Tu viennes. Mais ce n’est pas pour cette raison que je Te cherche, mais

  • par amour pour Toi et parce que, si Tu n’es pas là, je sens que ma vie est manquée. »

Comme Il ne venait toujours pas, je Lui ai dit : « Seigneur, ou bien Tu viens, ou bien je vais Te fatiguer avec mes paroles. Quand Tu seras fatigué, alors Tu viendras bien. Qui pourrait dire toutes les absurdités que je Lui ai ainsi dites ? Ce serait trop long de toutes les mentionner.

Par la suite, Il se montra subrepticement comme s’Il venait d’être réveillé de son sommeil. Puis Il se montra plus distinctement et me transporta hors de mon corps.

Il me dit : « Tout comme l’oiseau doit battre des ailes pour prendre son envol. Ainsi doit faire l’âme pour venir vers Moi. Dans ses élans, elle doit battre des ailes de son humilité. Alors, par ses battements, elle déploie comme un aimant qui M’attire de telle manière que, quand elle prend son envol vers Moi, Je prends le Mien vers elle. »

Ah ! Seigneur, il est évident qu’il me manque l’aimant de l’humilité. Si, le long du chemin, je disposais partout l’aimant de l’humilité, je ne me fatiguerais pas autant quand je suis dans l’attente de ta venue !