Ce matin, j’ai beaucoup souffert de l’absence de mon cher Jésus. Néanmoins, Il allait me récompenser de ma peine
- en répondant à un désir de connaître une certaine chose qui m’habitait depuis longtemps.
Voici : Je l’appelais par des prières, des larmes et des chants (qui sait, peut-être qu’Il serait touché par ma voix et qu’Il se laisserait trouver), mais tout cela en vain. J’ai répété mes pleurs. J’ai demandé à beaucoup où je pourrais Le trouver. Finalement, au moment
- où je ne pouvais plus continuer et
- où J’ai senti mon cœur éclater, je L’ai trouvé. Mais je L’ai vu de dos.
À ce moment, je me suis souvenu d’une résistance que je Lui avais faite (que je dirai dans le livre du confesseur) et je Lui en ai demandé pardon. Il me sembla ensuite que nous étions en bons termes. Il me demanda ce que je voulais et je Lui dis :
« Aie la gentillesse de m’indiquer ce que je dois faire
- quand je me trouve avec très peu de souffrance ou
- quand Tu ne viens pas et que, si Tu viens, Tu le fais comme une ombre. Alors, ne Te voyant pas, je ne quitte pas mes sens.
Dans cet état, je trouve
- que je fais les choses par moi-même et
- qu’il n’est pas nécessaire d’attendre la venue du confesseur pour sortir de mon
état.
Jésus répondit :
- Que tu souffres ou que tu ne souffres pas,
- que Je vienne ou que Je ne vienne pas, ton état est toujours celui de victime,
- conformément à ma Volonté et à la tienne.
Je ne juge pas
- suivant ce qui est fait,
- mais suivant la volonté avec laquelle la personne agit.
Mon Seigneur, Lui dis-je, ce que Tu dis est bien. Mais je me sens inutile et je trouve que beaucoup de temps est perdu. Je me sens concernée par ce que Tu dis et, en même temps, j’ai un peu peur. Je ne suis pas sûre que de faire venir le confesseur soit selon ta Volonté. -
Penses-tu, poursuivit Jésus, que de faire venir le confesseur soit un péché ?» -Non, mais je crains que ce ne soit pas ta Volonté.
Tu dois fuir l’ombre même du péché . Et, à tout le reste, n’accorde même pas une pensée.
Je dis : Mais si ce n’est pas ta Volonté, quel bénéfice y a-t-il à ce que le confesseur vienne ? -
Jésus : Oh ! il m’apparaît que ma fille veut fuir l’état de victime, n’est-ce pas ? -
Non, mon Seigneur, ajoutai-je rougissante. Je dis cela pour les périodes où Tu ne me fais pas souffrir et où Tu ne viens pas. Fais-moi souffrir et je resterai tranquille. -
Jésus : Il me semble que tu veux fuir. En te distrayant de Moi et en essayant de changer cette situation, tu es occupée à autre chose. Et alors, quand Je viens, Je te trouve non préparée et Je suis porté à faire volte-face pour aller ailleurs.
Puisse cela ne jamais arriver, Seigneur, lui dis-je terrifiée. Je ne veux rien savoir d’autre que ta très sainte Volonté.
« Sois calme et attends le confesseur, termina Jésus. » Ayant dit cela, Il disparut.
Je me suis sentie soulagée d’un grand poids par cette conversation avec Jésus. Néanmoins, la peine douloureuse que je ressens quand Jésus me prive de sa Présence n’a pas cessée.