Étant un peu agitée à propos d’une certaine chose, mon esprit errait ici et là. Je cherchais à me rassurer et à retrouver ma paix. Mais Jésus béni m’empêchait d’arriver à mon but.
Comme j’insistais, Il me dit : « Pourquoi vagabondes-tu ainsi ? Ne sais-tu pas que celui qui va contre ma Volonté
- va hors de la lumière et
- s’emprisonne dans la noirceur ?»
Comme pour me distraire de ce que je cherchais, Il me transporta hors de mon corps et, changeant de sujet, Il me dit : « Le soleil illumine toute la terre d’un bout à l’autre, de telle manière qu’il n’y a pas un endroit qui ne profite de sa lumière.
Il n’y a personne qui puisse se plaindre d’être privé de ses rayons bienfaisants. Chacun peut en bénéficier comme s’il l’avait pour lui seul. Seulement ceux qui se cachent dans des lieux obscurs peuvent se plaindre de ne pas en jouir.
Cependant, continuant son office charitable, Il laisse quand même passer pour eux quelques rayons. »
Le soleil qui éclaire tous les peuples est une image de ma grâce. Les pauvres et les riches,
- les ignorants et les savants,
- les chrétiens et les incroyants peuvent en bénéficier.
Personne ne peut dire qu’il en est privé Parce que la lumière de la Vérité inonde le monde
- comme le soleil en son plein midi.
Mais quelle n’est pas ma peine de voir
- que les gens passent au milieu de cette lumière les yeux fermés et
- que, défiant ma grâce par leurs torrents d’iniquités, ils s’éloignent de cette lumière.
Et ils vivent volontairement dans des régions ténébreuses
- au milieu de cruels ennemis.
Ils sont exposés à mille dangers parce qu’ils n’ont pas la lumière. Ils ne peuvent discerner s’ils sont au milieu d’amis ou d’ennemis et, ainsi, ils ne savent pas contourner les dangers qui les entourent.
Ah ! Tous seraient horrifiés si l’homme faisait ce genre d’affront au soleil,
- poussant son ingratitude jusqu’à s’arracher les yeux pour le vexer et ne pas voir ses rayons,
- pour être ainsi plus certains de vivre dans les ténèbres.
S’il pouvait raisonner, le soleil enverrait des lamentations et des pleurs plutôt que sa lumière, ce qui tournerait la nature sens dessus dessous.
Quoiqu’il serait horrifié de voir faire cela en ce qui concerne la lumière naturelle, l’homme atteint de tels extrêmes en ce qui concerne la Lumière de ma Grâce.
Mais, toujours bienveillante, la Grâce continue d’envoyer ses rayons sur les ténèbres humaines.
Ma grâce n’ignore personne ! C’est plutôt l’homme qui, volontairement, la boude. Et quoiqu’il n’ait plus cette Lumière en lui, Celle-ci lui octroie quand même son scintillement. »
Pendant qu’Il disait cela, Jésus semblait extrêmement affligé. Je fis ce que je pouvais pour Le consoler,
- Le priant de déverser son amertume en moi.
Il ajouta : « J’implore ta compassion, même si Je suis la cause de ton affliction .
Car, de temps en temps, Je sens la nécessité d’alléger ma douleur en parlant à mes âmes bienaimées de l’ingratitude des hommes.
Je veux émouvoir ces âmes amies
- pour les amener à Me faire réparation pour tous ces excès, et aussi
- pour les amener à la compassion envers les hommes eux-mêmes. »
Je lui dis : « Seigneur, j’aimerais que Tu ne m’épargnes pas
- en me faisant participer à tes douleurs. » Et, sans que j’aie pu en dire plus, Il disparut et il me fit réintégrer mon corps.