Ce matin, je me suis trouvée dans un état de grand découragement, spécialement parce que j’étais privée de la présence de Jésus,

  • mon plus grand Bien.

Il s’est montré et Il m’a dit : « Le découragement est une humeur toxique qui infecte

  • les plus belles fleurs et
  • leurs fruits les plus plaisants.

Cette humeur toxique pénètre dans les racines de l’arbre,

  • l’imprégnant complètement,
  • le faisant se dessécher et devenir répugnant. Si quelqu’un ne le guérit pas en l’arrosant de l’humeur contraire,
  • l’arbre s’écroule. Il en est ainsi pour l’âme qui s’imbibe de l’humeur toxique du découragement. »

Après ces propos de Jésus, je me sentais encore découragée, toute repliée sur moi-même. Et je me suis vue si méchante que je n’ai pas osé me précipiter vers Lui.

Mon esprit se disait : « Il est inutile pour moi d’espérer plus longtemps ses visites continuelles, ses grâces, ses charismes comme avant. Tout est fini pour moi. »

Presque en me réprimandant, Jésus ajouta : « Que fais-tu ? Que fais-tu ? Ne sais-tu pas que le manque de confiance rend l’âme comme moribonde ?

En pensant qu’elle va mourir, l’âme ne sait

  • comment disposer de la vie,

  • comment acquérir la grâce,

  • comment s’en servir,

  • comment se rendre plus belle ou

  • comment agir pour se guérir de son affaissement. »

Ah ! Seigneur, il me semble voir ce fantôme du manque de confiance,

  • malpropre, amaigri, craintif et tout tremblant et qui, de tout son art, sans autre instrument que la peur,
  • conduit l’âme à la fosse.

Et ce qui est pire, ce fantôme ne se montre pas comme un ennemi.

  • Car alors l’âme pourrait le démasquer. Il se montre plutôt comme un ami. Il s’infiltre secrètement,
  • feignant d’agoniser avec l’âme et
  • se disant prêt à mourir avec elle. Et si l’âme n’est pas attentive,
  • elle ne saura comment se débarrasser de cette tromperie.