Alors que j’étais dans mon état habituel, je me trouvai subitement hors de mon corps et il me sembla que je circulais partout sur la terre. Oh ! Comme elle était inondée d’iniquités. C’était horrible à voir !
À un endroit, je trouvai un prêtre menant une vie sainte. A un autre, une vierge dont la vie était sainte et sans faute.
Tous les trois avons échangé sur les nombreux châtiments que le Seigneur inflige et sur les nombreux autres qu’il s’apprête à infliger. Je leur dis : « Que faites-vous ? Êtes-vous ajustés à la Justice divine ?»
Ils me répondirent : « Nous sommes conscients
- de toute la gravité de ces tristes temps et
- de ce que l’homme ne se rendra pas, même si un apôtre était ressuscité ou si le Seigneur envoyait un autre saint Vincent Ferrier qui, par des miracles et de grands signes, essayait de l’amener à la conversion.
L’homme a atteint
- une telle obstination et
- un tel degré d’insanité que même des miracles ne le feraient pas bouger de son incrédulité.
Ainsi, par stricte nécessité,
- pour le bien de l’homme,
- pour endiguer cette mer pourrie qui inonde la terre, et
- pour la gloire de notre Dieu si outragé, l’humanité est confrontée à la Justice.
Nous ne pouvons que prier et nous offrir comme victimes pour que ces châtiments amènent la conversion des peuples. »
Et ils ajoutèrent : « Et toi, que fais-tu ? N’es-tu pas ajustée à la Justice divine comme nous ?»
Ce à quoi je répondis : « Ah non ! Je ne le peux pas. L’obéissance m’en empêche, bien que Jésus l’aimerait bien.
Et comme l’obéissance doit prévaloir par-dessus tout, il est nécessaire pour moi d’être en opposition avec Jésus béni, ce qui m’afflige beaucoup. »
Ils reprirent : « Il faut se conformer à l’obéissance. »
Après cela, je revins en mon corps alors même que je n’avais pas encore vu mon très cher Jésus. Je voulus savoir de quelle partie du monde ce prêtre et cette vierge étaient.
Jésus me dit qu’ils étaient du Pérou.