Mon Jésus ne s’étant pas présenté ce matin, le démon a essayé de se montrer à moi en prenant l’aspect de Jésus.
N’ayant pas perçu les effets habituels, j’ai commencé à avoir des doutes. Je me suis signée, puis j’ai tracé le signe de la croix sur lui. Se voyant signé, le démon trembla. Je l’ai immédiatement repoussé, sans le regarder.
Un peu plus tard, mon cher Jésus vint. Mais, ayant peur que ce soit encore l’esprit malin, j’ai essayé de le repousser en invoquant l’aide de Jésus et de Marie. Pour me rassurer, Jésus me dit :
« Ma fille, pour détecter si c’est Moi ou non,
- ton attention doit se porter sur les effets intérieurs que tu ressens,
- en te demandant s’ils te poussent à la vertu ou au vice.
Car, étant vertu,
- ma Nature ne peut communiquer à mes enfants rien d’autre que des choses vertueuses. »
6 novembre·1899 - Tout ce qui est fait dans le but d’uniquement Me plaire brille tellement devant Moi qu’il attire mon divin Regard.
Mon adorable Jésus me transporta hors de mon corps. Il me montra des rues remplies de chair humaine. Quel carnage ! Je suis horrifiée rien que d’y penser. Il me montra quelque chose qui était arrivé dans les airs. beaucoup moururent soudainement. Cela se passait dans le mois de mars.
Selon mon habitude, je L’ai prié
- de garder son calme et
- de protéger ses propres images de tourments si cruels et de guerres si sanglantes.
Comme Il portait sa couronne d’épines, je la Lui ai prise et l’ai placée sur ma propre tête, dans le but de L’apaiser.
Mais, à mon grand chagrin, j’ai vu que presque toutes les épines étaient restées cassées sur sa Tête très sainte, de sorte qu’il n’en restait que très peu pour me faire souffrir.
Jésus se montra sévère, sans presque m’accorder d’attention. Il me ramena dans mon lit. Je me suis vue les bras étendus et souffrant les douleurs de la crucifixion. Il prit mes bras, les croisa et les attacha avec une petite corde dorée.
Sans chercher à comprendre la signification de cela, et pour briser son air sévère, je lui dis : « Mon très doux Amour, je t’offre
- les gestes de mon corps, -gestes que toi-même as faits, et
- tous les autres gestes que je pourrai faire dans le seul but de te plaire et de te glorifier.
Ah oui ! Je désire que les mouvements
- de mes paupières,
- de mes lèvres et
- de tout mon être soient faits uniquement pour Te plaire ! Accorde, ô bon Jésus,
- que tous mes os et mes nerfs témoignent continuellement de mon amour pour Toi ! »
Il me dit : « Tout ce qui est fait dans le but d’ uniquement Me plaire brille tellement devant Moi qu’il attire mon divin Regard. J’aime tant ces actes,
- même si ce n’est que de bouger une paupière,
- que Je leur donne la valeur qu’ils auraient si Je les faisais Moi-même.
Au contraire, les actes bons en eux-mêmes, et même grands,
- qui ne sont pas faits pour Moi seul, sont comme des ors rouillés, éclaboussés,
- qui ne brillent pas. Je ne leur accorde même pas un regard ! »
Alors je dis : « Ah ! Seigneur ! Comme il est facile à la poussière de souiller nos actions !»
Jésus reprit : « On ne doit pas remarquer la poussière car elle sera secouée. Ce qu’on doit remarquer, c’est l’intention. »
Pendant qu’Il disait cela, Jésus attacha mes bras. Je lui dis : « Ô Seigneur, que fais-tu ?»
Il répondit : « Je fais cela parce que, lorsque tu es dans la position de la crucifixion, tu M’apaises. Et comme Je veux châtier les personnes, Je t’attache ainsi les bras. » Ayant dit cela, Il disparut.