Ce matin, après avoir communié, j’ai dit à mon aimable Jésus : « Comment se fait-il que cette vertu d’obéissance soit
- si impertinente, et même
- parfois capricieuse ?»
Il me répondit : « Si cette noble dame est telle que tu le dis, c’est parce qu’elle doit faire mourir tous les vices. Puisqu’elle doit donner la mort, elle doit être forte et courageuse. Pour arriver à ses fins, elle doit parfois user de caprices et d’impertinence.
Cela étant nécessaire pour ceux qui doivent tuer le corps, pourtant si fragile, cela est encore plus nécessaire quand il faut tuer les vices et les passions, lesquels peuvent revenir à la vie alors qu’on pensait les avoir tués.
Oh ! Oui ! Il n’y a pas de vraie paix sans obéissance. Si l’on croit jouir d’une certaine paix sans elle, c’est une fausse paix.
La désobéissance s’accorde bien avec nos passions, mais jamais l’obéissance. Quand on s’éloigne de l’obéissance, on s’éloigne de Moi, le roi de cette noble vertu. Et on court à sa perte.
L’obéissance
- tue la volonté propre et
- déverse dans l’âme les grâces divines par torrents.
On peut dire que l’âme obéissante
- ne fait plus sa propre volonté mais celle de Dieu. Peut-on connaître une vie plus merveilleuse et plus sainte
- que la vie dans la Volonté de Dieu ?
Dans la pratique des autres vertus, même les plus sublimes, .
- l’amour de soi peut toujours se glisser mais, dans la pratique de l’obéissance, jamais !. »