Ce matin, mon adorable Jésus s’est montré portant à son cou une croix en or toute brillante qu’il regardait avec grande satisfaction. Soudain, le confesseur surgit et Jésus lui dit : « Les souffrances de ces derniers jours ont augmenté la splendeur de ma croix, à tel point que c’est pour moi un délice de la regarder. »

Ensuite, se tournant vers moi, Il me dit :

« La croix donne à l’âme une telle splendeur qu’elle en devient toute transparente.

De même qu’on peut donner toutes les couleurs à un objet transparent, la croix, par sa lumière, donne à l’âme des facettes aussi variées que splendides. D’autre part, sur un objet transparent, on peut facilement détecter les poussières, les moindres taches et même les ombres.

Il en va ainsi avec la croix : Puisqu’elle rend l’âme transparente, elle lui permet de repérer

  • ses plus petits défauts et
  • ses moindres imperfections, à tel point qu’aucune main de maître ne peut faire mieux que la croix
  • pour transformer l’âme en une demeure digne du Dieu du ciel. »

Qui pourrait dire

  • tout ce que j’ai compris au sujet de la croix et
  • à quel point l’âme qui la possède me paraît enviable !

Ensuite, Il m’a transportée hors de mon corps Je me suis trouvée au sommet d’un très haut escalier sous lequel il y avait un précipice. Les marches de cet escalier étaient mobiles et tellement étroites qu’on pouvait à peine y poser la pointe des pieds.

Le plus terrifiant était

  • le précipice lui-même et
  • le fait que l’escalier ne possédait ni rampe ni appui. Si quelqu’un tentait de s’agripper aux marches, celles-ci s’arrachaient.

En voyant que la plupart des gens tombaient, j’étais glacée jusqu’aux os.

Cependant, il fallait absolument escalader ces marches.

Je me suis donc engagée dans l’escalier, mais après deux ou trois marches,

  • voyant combien je risquais de tomber dans l’abîme, j’ai supplié Jésus de venir à mon secours.

Sans que je sache trop comment, Il s’est trouvé près de moi et Il m’a dit :

« Ma fille,

  • ce que tu viens de voir, c’est le chemin que tout homme doit parcourir sur cette terre.

Les marches mobiles sur lesquelles on ne peut même pas s’appuyer

  • sont les choses de la terre. Si un homme tente de s’appuyer sur ces choses,
  • au lieu de l’aider, elles le poussent à tomber en enfer.

Le moyen le plus sûr consiste à grimper et à voler presque,

  • sans toucher le sol,
  • sans regarder les autres et
  • en gardant les yeux fixés sur Moi, afin de recevoir Aide et Force. Ainsi, on peut facilement éviter le précipice. »