Ces jours-ci, Jésus se montre rarement. Ses visites sont comme l’éclair : alors que j’espère pouvoir le contempler longuement, Il disparaît rapidement.

Si, parfois, Il reste un moment, c’est presque toujours en silence. Et s’Il parle un peu, dès qu’Il est parti, Il semble reprendre sa parole et sa lumière. De sorte

  • que je ne me souviens plus de ce qu’Il a dit et
  • que mon esprit reste aussi confus qu’auparavant. Quelle misère ! Mon doux Jésus, aie pitié de ma misère et sois miséricordieux !

Sans vouloir m’étendre sur mes activités quotidiennes, je vais maintenant rapporter quelques paroles qu’Il m’a adressées au cours des derniers jours.

Je me souviens qu’à un moment où je me lamentais parce qu’Il m’avait abandonnée, Il appela à lui de nombreux anges et saints et leur dit :

« Écoutez ce qu’elle dit : elle dit que Je l’ai abandonnée. Expliquez-lui un peu : est-il possible que J’abandonne ceux et celles qui m’aiment ? Elle m’a aimé, comment puis-je donc l’abandonner ?»

Les saints étaient d’accord avec le Seigneur et j’en restai profondément humiliée et plus confuse qu’auparavant.

À une autre occasion, après Lui avoir dit : « À la fin, tu vas m’abandonner complètement », Jésus m’a répondu :

« Fille, Je ne peux t’abandonner. Comme preuve de cela, Jai déversé mes souffrances en toi. »

Ensuite, alors que j’entretenais la pensée suivante : « Pourquoi, Seigneur, as-tu permis la venue du confesseur ? Tout aurait pu se passer entre toi et Moi », je me trouvai à l’instant même hors de mon corps, étendue sur une croix.

Mais il n’y avait personne pour m’y clouer. J’ai commencé à prier le Seigneur de venir me crucifier.

Il est venu et Il m’a dit : « Vois-tu comme il est nécessaire qu’un prêtre soit au centre de mes œuvres ? Il est simplement une aide pour compléter ta crucifixion. En effet, on ne peut se crucifier soi-même, on a besoin d’un autre. »