Ce matin, Jésus m’est apparu tellement affligé et souffrant qu’Il a provoqué dans mon cœur beaucoup de compassion. Je n’ai pas osé l’interroger. Nous nous sommes regardés en silence.
De temps en temps, Il me donnait un baiser puis, à mon tour, je l’embrassais. Il s’est montré ainsi à quelques reprises. La dernière fois, Il m’a fait voir l’Église en me disant : « L’Église est modelée sur le ciel.
À l’instar du Ciel où il y a un chef, qui est Dieu. Ainsi que de nombreux saints de conditions, d’ordres et de mérites différents.
Il y a dans mon Église
- un chef, qui est le pape - avec, sur sa tête, la tiare à triple couronne symbolisant la Très Sainte Trinité
- de même que de nombreuses personnes dépendant de lui,
soit les dignitaires, les divers ordres, supérieurs et inférieurs.
Tous sont là pour embellir mon Église. Chacun se voit confié un rôle, selon sa position dans la hiérarchie.
Les vertus qui découlent de l’accomplissement fidèle de leurs rôles dégagent un tel arôme que la terre et le ciel en sont parfumés et illuminés.
Le peuple est attiré par ce parfum et cette lumière, et est ainsi conduit vers la Vérité.
À la suite de ce que Je viens de te dire, je te demande t’arrêter un moment aux membres infectés de mon Église qui,
- au lieu de l’inonder de lumière, la recouvrent de ténèbres. Quels ennuis ils lui causent !»
Ensuite, j’aperçus le confesseur près de Jésus. Jésus le fixa d’un regard pénétrant et, se tournant vers moi,
Il me dit : « Je veux que tu aies pleinement confiance en ton confesseur,
- même dans les plus petites choses,
- de sorte qu’il n’y ait aucune différence entre lui et Moi. Chaque fois que tu lui feras confiance en écoutant ses paroles, Je serai du même avis que lui. »
Ces mots de Jésus m’ont rappelé certaines tentations du démon qui m’avaient rendue un peu méfiante. Mais, par sa vigilance, Jésus m’a corrigée A l’instant même, je me suis sentie délivrée de cette méfiance.
Que le Seigneur soit béni à jamais, lui qui prend si grand soin de mon âme misérable et pécheresse !