Ce matin, en me transportant avec Lui, mon très doux Jésus m’a fait voir la multitude des péchés qui se commettent sur la terre. Il m’est impossible de les décrire tellement ils sont horribles et nombreux.
Dans les airs, j’ai pu apercevoir une étoile énorme dont le centre contenait du feu noir et du sang. C’était tellement horrible à voir qu’il serait préférable de mourir plutôt que de vivre en des temps aussi tristes. Ailleurs, on voyait des volcans aux cratères multiples qui inondaient de lave le pays voisin. On apercevait aussi des gens fanatiques qui ne cessaient d’allumer des incendies.
Pendant que je regardais cela, mon aimable Jésus me dit tout affligé :
« As-tu vu comment ils m’offensent et ce que Je leur prépare ? Je me retire de la terre des hommes. »
Pendant qu’Il me disait cela, nous sommes revenus dans mon lit. J’ai compris qu’à cause de ce retrait de Jésus, les hommes allaient
- commettre encore plus de méfaits, plus de meurtres, et
- se dresser les uns contre les autres.
Ensuite, Jésus prit place dans mon cœur et se mit à sangloter en disant :
« ô homme, comme Je t’aime ! Si tu savais à quel point cela me chagrine d’avoir à te châtier ! Mais ma Justice m’y oblige. Ô homme, ô homme, comme Je suis navré de ta destinée !»
Puis Il éclata en sanglots, répétant plusieurs fois ces mots.
Comment exprimer la pitié, la peur, le tourment qui envahit mon âme, surtout en voyant Jésus tellement affligé.
J’ai essayé de Lui cacher ma peine du mieux que j’ai pu Pour Le consoler, je Lui ai dit : « ô Seigneur, jamais tu ne châtieras l ‘homme comme cela ! Divin Époux, ne pleure pas. Comme Tu l’as déjà fait tant de fois, Tu déverseras tes châtiments sur moi. Tu me feras souffrir. Ainsi, ta Justice ne t’obligera pas à châtier ton peuple. »
Jésus continuait de pleurer et je Lui répétai : « Écoute-moi un peu. Ne m’as-Tu pas placée dans ce lit afin que je sois victime pour les autres ? Peut-être n’aurais-je pas été prête à souffrir les fois précédentes pour que Tu épargnes tes créatures ? Pourquoi ne veux-Tu pas m’écouter maintenant ?»
Malgré mes pauvres paroles, Jésus n’arrêtait pas de pleurer. Alors, n’en pouvant plus, j’ai ouvert la digue de mes larmes moi aussi en disant :
« Seigneur, si Tu as l’intention de châtier les hommes, moi non plus je ne peux supporter de voir souffrir à ce point tes créatures.
Par conséquent, si Tu veux vraiment leur envoyer des fléaux et que mes péchés me rendent indigne de souffrir à leur place,
- je veux partir, je ne veux plus vivre sur cette terre. »
Ensuite, le confesseur est venu. Comme il m’a interpellé par l’obéissance, Jésus se retira et tout s’est terminé.
Le lendemain matin, je voyais toujours Jésus réfugié au fond de mon cœur. Même là, des gens venaient Le fouler aux pieds.
Je faisais tout mon possible pour Le libérer et, se tournant vers moi, Il me dit : « Vois-tu à quel point les hommes sont devenus ingrats ? Ils m’obligent à les châtier. Je ne puis faire autrement.
Et toi, ma chère fille, après m’avoir vu tant souffrir, puisses-tu porter les croix avec encore plus d’amour, et même avec délices. »