Je vécus plusieurs années de cette manière-souffrant
- par les démons,
- par les créatures, et
- par Jésus Lui-même qui me mettait à part pour partager ses souffrances.
Avec le temps, j’atteignis un point où j’avais honte de moi-même : je rougissais quand j’étais vue par quelqu’un.
D’ailleurs, même à l’époque où j’étais en bonne santé,
- le simple fait de rencontrer quelqu’un ou
- d’avoir à converser avec les autres, y compris avec les gens de ma famille, était pour moi un grand sacrifice. Dans cet état de souffrance, maintenant plus que jamais,
je faisais l’expérience d’embarras et de troubles stupéfiants.
Voyant que le traitement prescrit par le premier médecin était sans effet, ma famille me fit voir par d’autres médecins, qui eux aussi furent incapables d’améliorer ma santé.
Fondant en larmes, je dis à mon bien-aimé Jésus : « Seigneur, ne vois-Tu pas que mes souffrances deviennent plus apparentes,
- pas seulement pour ma famille, mais aussi
- pour beaucoup d’étrangers qui, maintenant, connaissent mon affaire ?
Je suis confuse et je sens que ceux qui me regardent me montrent du doigt
- comme si j’avais fait quelque chose de honteux, ou
- comme si ma souffrance était contagieuse.
Je ne peux pas T’exprimer la détresse que cela me cause. Qu’est-ce qui m’est arrivé pour que ces terribles peurs me reviennent encore et encore ? En fait, si on les examine attentivement, on voit bien qu’elles sont injustifiées.
Toi seulement, ô Jésus, Tu peux me libérer d’une telle publicité et de telles appréhensions. Toi seul peux permettre que mes souffrances restent secrètes. Je supplie Ta Bonté de m’entendre. »
En premier, Notre-Seigneur fit comme s’Il ne m’entendait pas. Et ma souffrance augmentait.
Ensuite, Il eut pitié de moi et Il dit :
« Viens à Moi, mon enfant, Je veux te consoler. Parce que tu souffres, tu as raison de te lamenter.
Mais rappelle-toi combien plus J’ai souffert par Amour pour toi. D’une certaine façon, mes souffrances étaient cachées elles aussi.
Néanmoins la Volonté de mon Père était que Je souffre publiquement. Là-dessus J’ai fait face à tous les mépris, les disgrâces et les confusions, même d’être privé de mes vêtements : Je suis apparu nu devant une très grande foule. Peux-tu imaginer une plus grande confusion que celle-là ?
Ma nature ressentait elle aussi ce type de confusion.
Mais mon Esprit était fixé sur la Volonté de mon Père.
J’offrais cette épreuve en réparation des nombreuses indécences
- commises sans broncher devant le Ciel et la terre,
- ces orgueilleuses ostentations qui sont accomplies avec cran comme des actes grandioses.
J’ai dit à mon Père :
« Père Saint, accepte ma confusion et ma disgrâce en réparation des nombreux péchés commis effrontément en public et qui sont parfois de grands scandales pour les petits enfants.
Pardonne à ces pécheurs et donne-leur la Lumière céleste pour qu’ils puissent
- réaliser la laideur du péché et
- revenir dans la voie de la vertu. »